A Ramallah, Kofi Annan appelle à lever le bouclage de Gaza

30 août 2006

Après avoir demandé la levée du blocus imposé au Liban, le Secrétaire général qui s&#39est rendu aujourd&#39hui à Ramallah, dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient, a appelé le gouvernement israélien à lever le bouclage de Gaza et à ouvrir les points de passage entre Israël et les Territoires palestiniens occupés.

« Le bouclage de Gaza doit être levé. Les points de passage doivent être ouverts non seulement pour permettre l'importation des marchandises mais aussi pour permettre aux Palestiniens d'exporter », a déclaré Kofi Annan, lors d'une rencontre avec la presse à Ramallah, à l'issue d'un entretien avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

« Les problèmes les plus pressants sont ceux de la vie quotidienne, et j'entend bien 'vie', littéralement, car 200 Palestiniens ont étés tués depuis fin juin », a-t-il insisté.

Plus généralement, le Secrétaire général a appelé à « la fin de l'occupation des Territoires palestiniens et à la création d'un Etat palestinien indépendant, vivant côte à côte avec Israël, la clé pour résoudre les problèmes de cette région troublée ».

A ce propos, il a encore appelé à la mise en oeuvre de « toutes les résolutions du Conseil de sécurité, y compris les résolutions 242 et 338 ».

Kofi Annan a aussi demandé la libération des prisonniers israéliens, la fin des tirs de roquette Qassam depuis la bande de Gaza, l'arrêt des incursions israéliennes en Territoire palestinien, la libération des députés et officiels palestiniens récemment arrêtés par Israël et la libération des prisonniers palestiniens.

« J'ai aussi discuté avec le président Abbas des efforts en cours avec le Premier ministre Hannieh pour la formation d'un gouvernement d'unité nationale », entre le Hamas, vainqueur des élections législatives de janvier, et le Fatah du président Abbas, a-t-il ajouté, estimant que c'était « un processus important ».

« Si les Palestiniens peuvent s'unir autour d'un programme commun et réaliste, et si cela peut contribuer à la maîtrise de la situation sur la plan de la sécurité, cela constituerait un développement très positif et les Nations unies feront tout leur possible pour vous soutenir dans ces efforts », a-t-il insisté.

En réponse à une question, le Secrétaire général a précisé que dans l'immédiat, il n'y avait pas de plans pour le déploiement de troupes internationales dans les Territoires palestiniens.

Plus tôt dans la journée, Kofi Annan a rencontré à Jérusalem le vice-Premier ministre Shimon Peres et le ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni pour aborder la situation en Palestine, les relations israélo-libanaises et l'Iran, a indiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric, à New York.

Il a également rencontré le Premier ministre Ehud Olmert pour discuter de la « pleine mise en oeuvre de la résolution 1701 ».

« Israël est aussi un pays où des civils innocents ont souffert. Des centaines de milliers de personnes ont dû passer plus d'un mois dans les abris », a affirmé Kofi Annan, lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre israélien.

« Il faut libérer sans condition les soldats enlevés » le 12 juillet par le Hezbollah. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour obtenir leur libération », a-t-il dit.

De nouveau à Jérusalem, le Serétaire général a demandé la levée du blocus maritime et aérien imposé par Israël au Liban.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.