Le Secrétaire général salue la cessation des hostilités en Ouganda

29 août 2006

Le Secrétaire général de l'ONU a salué aujourd'hui la signature samedi, sous les auspices du gouvernement du Sud Soudan, d'un accord de cessation des hostilités entre le gouvernement ougandais et l'Armée de résistance du seigneur (LRA), en conflit depuis plus de 20 ans.

« C'est un pas dans la bonne direction », a estimé Kofi Annan dans un message publié aujourd'hui à New York.

Le Secrétaire général a encouragé « les deux parties à poursuivre leurs discussions visant à trouver une solution politique durable et rapide au conflit, après des décennies de violence ».

« Avec cette cessation des hostilités, des efforts concertés pourront être poursuivis afin d'aider à améliorer les conditions de vie déplorable de près de deux millions de personnes déplacées dans le Nord de l'Ouganda », a-t-il souligné.

« Les Nations Unies se tiennent prêtes pour aider à la résolution de ce conflit et continueront de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mobiliser les ressources nécessaires à l'assistance des personnes qui souffrent de la violence », a-t-il assuré.

L'accord entre le gouvernement ougandais et les rebelles est entré en vigueur aujourd'hui.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Jan Egeland, a salué lui aussi la signature de cet accord dans un communiqué publié hier à New York par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Décrivant la situation dans le Nord de l'Ouganda comme « l'une des pires urgences humanitaires au monde », Jan Egeland a demandé instamment aux deux parties d'aller de l'avant.

La cessation des hostilités constitue « un signe d'espoir après 20 ans de conflit entre le gouvernement et la LRA », a-t-il souligné.

Un conflit qui a fait plus de 100 000 morts, 2 millions de déplacés, tandis que 25 000 enfants soldats ont été pris en otage et enrôlés de force, rappelle OCHA. En juillet dernier, les Nations Unies avaient estimé que plus de 1 000 personnes mouraient toutes les semaines des violences dans le Nord de l'Ouganda.

Jan Egeland a également demandé à la LRA de relâcher immédiatement les enfants soldats et les femmes en signe de bonne volonté.

Ann Veneman, directrice du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a elle aussi exhorté au retour rapide de tous les enfants et de toutes les femmes qui ont été séparés de leurs familles et de leurs communautés au Nord de l'Ouganda.

« L'UNICEF continuera de travailler avec ses partenaires pour apporter l'aide nécessaire et appropriée et garantir une protection à leur retour », a-t-elle assuré dans un communiqué publié aujourd'hui simultanément à New York, Genève, Nairobi et Kampala.

L'agence est également pleinement préparée à « soutenir le processus de libération, d'accueil et de réintégration de ces personnes », a-t-elle ajouté

La directrice de l'UNICEF a rappelé que la protection des enfants est un impératif universel et qu'il est essentiel que tous les enfants qui ont été séparés de leur environnement, y compris par enlèvement, soit réintégrés à leurs familles et à leurs communautés d'origine.

« Les enfants et les femmes d'Ouganda doivent avoir un accès libre à la santé, l'éducation, l'eau, le logement, la protection et aux autres services essentiels », a-t-elle conclu.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.