Le Vice-Secrétaire général appelle l'Europe à renforcer ses offres de troupes pour le Liban

18 août 2006

« Nous avons été soulagés que la réunion d'hier n'ait pas déraillé du fait de surprises de dernière minute, mais il va être très difficile de réunir les 3.500 soldats dont nous avons besoin immédiatement dans les prochains jours », a dit aujourd'hui le Vice-Secrétaire général, Mark Malloch Brown, appelant l'Europe à participer pour obtenir une force équilibrée.

Par ailleurs, plusieurs contributeurs ont exprimé leur préoccupation face aux règles d'engagement. Ils disposent maintenant des informations et les responsables militaires dans chaque pays vont pouvoir réagir, a dit le Vice-Secrétaire général, lors d'un point avec la presse à New York.

imageRetransmission du point de presse de Mark Malloch Brown[16mins]

« Les engagements fermes déjà formulés à la réunion d'hier, de la part de l'Indonésie, de la Malaisie, du Bangladesh et du N®E9pal sont extrêmement utiles, mais nous souhaitons vraiment que la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) renforcée ait un caractère multinational », a dit le Vice-Secrétaire général (dépêche du 17.08.06).

Interrogé sur les réactions israéliennes, notamment la préoccupation exprimée face aux offres de l'Indonésie et de la Malaisie, deux pays qui ne reconnaissent pas Israël, Mark Malloch Brown a dit que la décision finale relative à la composition de la force revenait aux Nations Unies et que les soldats seraient déployés en territoire libanais et non pas israélien.

« Il est très important que l'Europe fasse des propositions afin de constituer une force qui puisse satisfaire les deux parties », a dit Mark Malloch Brown, souhaitant qu'Israël considère la composition de force dans son ensemble.

Mark Malloch Brown a salué l'annonce faite par l'Italie, dont les deux chambres parlementaires ont accepté l'envoi de troupes, ajoutant que leur nombre n'était pas encore fixé. « De bonnes nouvelles doivent aussi parvenir de Finlande », a-t-il dit.

« L'offre d'une force maritime de l'Allemagne sera essentielle pour obtenir la levée du blocus maritime, mais elle vient en plus des 3.500 soldats demandés », a expliqué Mark Malloch Brown.

Le Vice-Secrétaire général a aussi appelé à renforcer les effectifs d'ingénierie et de logistique, ainsi que les équipements, notamment les hélicoptères. « L'annonce faite par la France de l'envoi de 200 ingénieurs est bienvenue mais il en faut davantage » afin notamment de rétablir les routes, a-t-il ajouté.

S'agissant des effectifs militaires, « nous n'avons pas encore de réaction supplémentaire de la part de la France », a-t-il dit en réponse à une question, précisant qu'hier le représentant français avait estimé que « les règles d'engagements étaient tout à fait acceptables » (dépêche du 11.08.06).

« La force n'est pas une force offensive. Elle devra surveiller la mise en oeuvre des engagements politiques. Elle devra faire un usage prudent de la force, mais lorsque les combattants résistent par la force à ses demandes, la FINUL pourra faire usage de la force » a expliqué de nouveau Mark Malloch Brown à propos du mandat accordé par la résolution 1701 (2006)

En réponse î0 une question sur la rapidité du déploiement, Mark Malloch Brown a dit que le Bangladesh et le Népal étaient prêts à réagir, le Népal étant notamment en mesure de déplacer un bataillon qui termine son mandat au Soudan.

Interrogé enfin sur les offres formulées par d'autres pays arabes, le Vice-Secrétaire général a indiqué que le Maroc avait indiqué qu'il en étudiait la possibilité mais sans faire d'offre pour l'instant.

Le Conseil de sécurité a tenu ce matin des consultations sur la situation au Liban. Il a entendu un exposé de Margaretha Wahlström, la Coordonnatrice adjointe des secours humanitaires des Nations Unies.

 

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