UNFPA : le préservatif est encore sous-utilisé dans la lutte contre le SIDA

16 août 2006

L'agence des Nations Unies pour la population a attiré aujourd'hui l'attention de la Conférence internationale sur le SIDA réunie à Toronto sur le fait que des millions de personnes dans le monde continuaient de ne pas avoir accès à « la méthode de prévention la plus basique et la plus disponible, le préservatif masculin et féminin ».

L'agence des Nations Unies pour la population a attiré aujourd'hui l'attention de la Conférence internationale sur le SIDA réunie à Toronto sur le fait que des millions de personnes dans le monde continuaient de ne pas avoir accès à « la méthode de prévention la plus basique et la plus disponible, le prî9servatif masculin et féminin ».

« Le préservatif existe déjà et il n'est pas distribué. C'est pourtant là notre meilleur outil dans la lutte contre le SIDA », a déclaré Steve Kraus, directeur du service consacré au SIDA du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), s'étonnant qu'« alors que nous applaudissons la discussion et la recherche sur les nouvelles technologies, nous n'utilisons toujours pas ce qui est à notre disposition aujourd'hui ».

La Conférence, qui a réuni 25.000 scientifiques, associations et décideurs politiques du monde entier, est la première occasion au cours de laquelle la communauté internationale a défini la prévention comme la réponse la plus durable et la plus rentable à cette pandémie, indique l'agence des Nations Unies.

Les microbicides ou la circoncision ont été évoqués pour ralentir la transmission du virus ainsi que d'autres nouvelles technologies. « Il faudra néanmoins encore des années avant que ces nouvelles technologies soient disponibles à une large échelle », a souligné Steve Kraus, qui a rappelé que « des gens sont train d'être infectés en ce moment même ».

Aujourd'hui environ 8 à 10 millions de préservatifs sont utilisés dans des pays à faible ou à moyen revenus, ce qui ne couvre que la moitié des besoins.

En Afrique subsaharienne, où les taux de prévalence sont les plus élevés, les hommes africains n'ont accès qu'à 10 préservatifs par an. En ce qui concerne le préservatif féminin, de plus en plus demandé dans des pays comme le Zimbabwe et le Malawi, sa part de marché reste très basse, à seulement 0,3%.

Pour être en mesure de répondre à la demande grandissante, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) estime que les ressources en la matière doivent être doublées, de 320 millions de dollars par année aujourd'hui, à entre 500 et 630 millions de dollars en 2015.

 

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