Une réunion préliminaire pour une force au Liban convoquée lundi prochain, affirme Kofi Annan

28 juillet 2006

Le Secrétaire général a annoncé la convocation lundi à New York d’une réunion préliminaire des pays contributeurs de troupes pour une force internationale au Liban, indiquant que les membres du Conseil de sécurité souhaitaient passer à l’action pour faire cesser les combats.

Le Secrétaire général a annoncé lundi à New York la convocation d’une réunion préliminaire des pays contributeurs de troupes pour une force internationale au Liban, indiquant que les membres du Conseil de sécurité souhaitaient passer à l’action pour faire cesser les combats.

« De nombreuses batailles sont en train d’être combattues sur le terrain du Liban, mais nombre d’entre elles n’ont rien à voir avec le Liban, et nous devrions nous concentrer sur les besoins et l’avenir de la population du Liban » a dit aujourd’hui le Secrétaire général à l’issue de consultations du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient.

imageRetransmission du point de presse du Secrétaire général[21mins]

Kofi Annan a appelé une nouvelle fois à « dépasser les exhortations » et à prendre des mesures pour parvenir à un cessez-le-feu afin pouvoir négocier un cessez-le-feu, afin de permettre l’accès humanitaire et le déploiement éventuel d’une force international.

Le Secrétaire général a estimé que « les membres du Conseil de sécurité montraient des signes de frustration face à la nécessité urgence d’agir pour faire cesser les combats ».

« Ils sont aussi préoccupés et souhaitent vraiment passer à l’action » pour modifier la situation sur le terrain », a-t-il ajouté.

Il a indiqué que lundi se tiendrait à New York une réunion des pays qui pourraient potentiellement contribuer des troupes à une mission internationale au Liban.

Il s’agit d’une « réunion préliminaire », a-t-il dit, rappelant qu’il n’y avait pas encore de mandat du Conseil de sécurité.

Interrogé sur l’influence qu’aurait la mort des quatre casque bleus de la FINUL touchés par des tirs israéliens et le temps qu’il a fallu au Conseil de sécurité pour se mettre d’accord sur un texte condamnant cet incident, le Secrétaire général a reconnu que cela avait fait peser un poids mais que les Etats comprenaient l’urgence de la situation (sur la déclaration du Conseil de sécurité dépêche du 27.07.06).

Sur la nécessité de faire participer la Syrie et l’Iran au règlement du conflit, évoquée par le Secrétaire général à la conférence internationale de Rome sur l’assistance au Liban, Kofi Annan a indiqué que l’essentiel était de renforcer la souveraineté du gouvernement libanais (sur l’intervention du Secrétaire général à Rome, dépêche du 26.07.06).

« Tout le monde sait que la Syrie et l’Iran ont une influence sur le Hezbollah ». « Nous nous tournons par exemple vers les Etats-Unis parce qu’ils ont une influence sur Israël. Je pense que la même logique s’applique à l’autre côté », a expliqué le Secrétaire général.

Kofi Annan a souligné la nécessité en toute hypothèse de désarmer le Hezbollah et d’appliquer la résolution 1559 (2004) du Conseil de sécurité et de faire cesser les actes de terrorisme.

« Mais dans nos efforts contre le terrorisme, il faut concentrer nos actions contre les auteurs de ces crimes et nous préoccuper de l’impact sur les civils. Il faut aussi que cette lutte n’érode pas notre engagement envers l’Etat de droit et les droits de l’homme », a-t-il conclu.

 

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