Enfants et conflits armés : le Conseil de sécurité appelé à prendre des sanctions

24 juillet 2006

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, a appelé aujourd'hui le Conseil de sécurité à prendre des sanctions contre les responsables de violations identifiés par l'ONU.

Radhika Coomaraswamy, qui a rang de Secrétaire générale adjointe, ouvrait une séance du Conseil de sécurité réuni pour une séance publique au cours de laquelle plus d'une trentaine d'Etat et de représentants d'agences des Nations Unies étaient appelés à prendre la parole.

La résolution 1612 adoptée l'an dernier par le Conseil de sécurité constitue « un tournant pour la protection des enfants, grâce à la mise en place d'un mécanisme de surveillance et de rapport qui permet de signaler les violations graves perpétrées contre ceux-ci », a-t-elle déclaré aujourd'hui (sur la résolution 1612, dépêche du 26.07.06).

Voir le communiqué de presse de l'ONU pour un compte-rendu de toutes les interventions.

« Toutefois, en dépit de résultats concrets dans des pays tels que la République démocratique du Congo, la Sierra Leone et le Burundi, les violations se poursuivent », a-t-elle souligné.

« Plus de 250 000 enfants continuent à être enrôlés de force comme soldats dans le monde entier; les enlèvements d'enfants se multiplient; et depuis 2003, entre 8 000 et 10 000 enfants ont été tués ou mutilés par des mines terrestres », a poursuivi Radhika Coomaraswamy.

La Secrétaire générale adjointe a ajouté que maintenant que le mécanisme de surveillance et de rapport était en place, « il était temps pour le Conseil de sécurité d'entreprendre des actions contre les responsables de violations contre les enfants ».

Radhika Coomaraswamy a rappelé par ailleurs que le premier rapport rendu en application de la résolution 1612 du Conseil de sécurité, qui porte sur la situation des enfants en République démocratique du Congo (RDC), avait été présenté en juin de cette année.

Soulignant le rôle des ONG, elle s'est déclarée « encouragée par le fait que d'autres instances, telles que la Cour pénale internationale (CPI) et la Commission des droits de l'homme, se soient saisies de la question de manière efficace ».

Radhika Coomaraswamy a été nommée à son poste en février dernier (dépêche du 7.02.06).

 

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