Liban : les agences des Nations Unies inquiètes face aux pertes civiles et aux déplacements de population

19 juillet 2006

Suite à l'offensive israélienne au Liban et aux tirs de roquettes en Israël, les agences des Nations Unies pour l'enfance, la santé et les régufiés ont fait part aujourd'hui de leur « profonde inquiétude » face à l'ampleur des pertes civiles et des déplacements de population dans les deux pays.

« Rien qu'au Liban, plus de 200 personnes ont été tuées et plus de 550 blessées », indique un communiqué publié conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) simultanément à New York, Genève, Amman et Beyrouth.

« Des dizaines d'enfants figurent au nombre des civils tués et en plus grand nombre encore parmi les blessés », déplorent encore les deux agences.

« Les conséquences psychologiques sont graves lorsque des gens, y compris des enfants, ont été témoins de la mort de leurs proches ou des blessures qui leur ont été infligées, ainsi que de la destruction de leurs maisons et de leurs communautés », souligne le communiqué.

« Il est fait état de dizaines de milliers d'habitants contraints de fuir, dont plus de 30.000 ayant trouvé refuge dans des écoles et des parcs publics à l'intérieur et à l'extérieur de Beyrouth », ajoutent les agences.

« D'après les dernières évaluations des Nations Unies, quelque 500 000 personnes se seraient déplacées depuis qu'Israël a lancé des attaques contre le pays en représailles à l'enlèvement de deux de ses soldats par des militants du Hezbollah le 12 juillet dernier », précise le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans un autre communiqué publié hier à Genève.

Le HCR est en train de déployer au Liban « une équipe d'urgence mobile comprenant jusqu'à 11 personnes (?) pour évaluer la situation des milliers de personnes déplacées par le conflit ».

Cette équipe devrait partir un peu plus tard dans la semaine en direction de Damas. Elle rejoindra ensuite Beyrouth afin d'apporter son soutien à l'équipe qui se trouve déjà sur place.

En coordination avec le ministère de la santé libanais, l'OMS et l'UNICEF fournissent des médicaments et de l'approvisionnement d'urgence destinés aux traitements des maladies chroniques. Il s'agit notamment de médicaments pour traiter les maladies cardiovasculaires et le diabète, dont la prévalence est élevée au Liban.

Les deux organisations fournissent aussi des tablettes de chlore pour garantir la potabilité de l'eau et prévenir les maladies d'origine hydrique.

Elles assurent aussi la distribution de paquets d'aliments enrichis, de micronutriments et des solutions de réhydratation orale, afin de sauvegarder la santé maternelle et infantile.

« Le mouvement des fournitures médicales et des ambulances vers les zones touchées est considérablement ralenti », déplorent cependant les deux agences.

« Un accès sans restriction à l'aide humanitaire est indispensable pour éviter des morts et des souffrances inutiles. La protection des civils durant un conflit constitue une obligation en vertu du droit international humanitaire », souligne le communiqué.

Les trois agences indiquent par ailleurs qu'elles se sont jointes à un appel de fonds global des Nations Unies qui sera lancé la semaine prochaine et qui porte notamment sur le financement des opérations humanitaires au cours des trois prochains mois.

 

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