Sud-Liban : Kofi Annan appelle à la libération des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah

12 juillet 2006

Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a condamné aujourd'hui l'attaque perpétrée par le Hezbollah à travers la Ligne bleue qui a fait plusieurs morts et blessés parmi l'armée israélienne, ainsi que la capture deux soldats israéliens, appelant à leur libération immédiate.

« Cet acte de violence est une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité 425, 1559, 1655 et 1680 », a dit le Secrétaire général dans un message transmis par son porte-parole, depuis Rome.

Le Secrétaire général a appelé « à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers israéliens ».

« Cet incident et son évolution, qui menacent une région déjà volatile, démontrent une fois de plus à quel point il est urgent que le gouvernement libanais étende son contrôle sur tout le territoire libanais et qu'il empêche de telles attaques le long de la Ligne bleue », ajoute le message.

Le Représentant personnel du Secrétaire général pour le Liban, Geir Pedersen, a également condamné aujourd'hui dans « les termes les plus vifs » cette attaque.

Kofi Annan a par ailleurs appelé toutes les parties à « faire preuve du maximum de retenue et à éviter une escalade supplémentaire », ainsi qu'à « respecter pleinement leurs obligations aux termes du droit international humanitaire ».

Le Secrétaire général en a appelé aussi aux « dirigeants de la région et d'ailleurs » afin qu'ils fassent « le maximum pour contenir ce conflit en obtenant la libération des soldats et en appelant à la retenue ».

Kofi Annan avait lancé un appel similaire hier à l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), dans le cadre de l'offensive militaire israélienne lancée à Gaza en vue d'obtenir la libération d'un soldat enlevé par des militants palestiniens (dépêche du 11.07.06 et dépêche du 7.07.06).

Présentant son dernier rapport au Conseil de sécurité sur la mise en oeuvre de la résolution 1559 sur le rétablissement de la souveraineté du Liban, Terje Roed-Larsen avait souligné que le désarmement des milices, notamment du Hezbollah, n'était toujours pas achevé (dépêche du 26.04.06).

S'il a exprimé son intention d'y procéder, dans le cadre du Dialogue national entamé cette année, le gouvernement libanais continue de justifier le contrôle du Sud-Liban par le Hezbollah en arguant du fait qu'Israël continue d'occuper une partie du Liban, un petit territoire connu sous le nom de « Fermes de Chebaa ».

Les Nations Unies ont certifié dans un rapport approuvé par une déclaration du Conseil de sécurité en 2000 qu'Israël s'était retiré de tout le territoire libanais et que les Fermes de Chebaa appartenaient au Golan syrien (dépêche du 1.11.05).

« Aux termes du droit international, il n'y a plus d'occupation du Liban par Israël, la revendication par une milice [le Hezbollah] de son intention de le libérer n'est donc pas légitime. Même si ce territoire était occupé, la résistance légitime incomberait à l'armée du pays », avait ajouté Terje Roed-Larsen.

 

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