Timor-Leste : le chef du BUNUTIL appelle de nouveau le peuple timorais à rester calme

29 juin 2006

Alors que près de 3 000 manifestants à bord d'environ 150 camions ont envahi les rues de Dili, le chef du Bureau des Nations Unies au Timor-Leste (BUNUTIL) a appelé aujourd'hui les dirigeants politiques à veiller à ce que leurs partisans s'abstiennent de tout acte qui pourrait entraîner des violences.

« Près de 3 000 manifestants se déplaçant à bord d'environ 150 camions ont envahi les rues de Dili au cours de la journée de jeudi, en vue de manifester leur soutien à l'ancien Premier ministre, Mari Alkatiri, après sa démission annoncée lundi », a indiqué aujourd'hui le BUNUTIL.

S'adressant aujourd'hui à des dirigeants politiques, le Chef du BUNUTIL, Sukehiro Hasegawa, leur a rappelé « qu'ils devaient veiller à ce que leurs partisans fassent preuve de retenue et s'abstiennent de tout acte qui pourrait entraîner des violences », a rapporté le porte-parole du Secrétaire général, lors de son point de presse, au siège de l'ONU à New York.

Dans l'intervalle, a encore indique le porte-parole, l'Envoyé spécial du Secrétaire général, Ian Martin, a tenu une série de réunions de haut niveau avec les responsables du gouvernement en sa double qualité de planificateur des prochaines phases de l'assistance de l'ONU à Timor-Leste et de médiateur ayant pour objectif de faciliter le règlement de la crise actuelle.

Ian Martin a également eu une réunion de travail avec des membres du gouvernement timorais, dont le ministre principal José Ramos-Horta et le ministre d'État Ana Pessoa.

Au cours d'une réunion distincte avec le président Xanana Gusmão, il a, en compagnie du Conseiller des Nations Unies pour les questions de police, Mark Kroeker, procédé à un échange d'idées concrètes sur le rôle que pourrait jouer une force renforcée de police des Nations Unies au Timor-Leste.

Après la vague de violence qu'a connu le pays au mois de mai, le gouvernement timorais a demandé un rôle accru de l'ONU tant pour la préparation des prochaines élections que pour maintenir l'ordre (dépêche du 13.06.06).

Le Timor-Leste a sombré dans le chaos après la décision en avril du Premier ministre Mari Alkatiri de licencier 600 soldats, soit une tiers de l'armée, à la suite de protestations contre des discriminations ethniques à leur égard.

Après une nouvelle flambée de violence dans le pays, le Secrétaire général avait déjà appelé hier le peuple timorais « à rester calme » (dépêche du 28.06.06).

 

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