Darfour : le Secrétaire général « regrette profondément » l'échec de l'accord de paix

1 juin 2006

Le Secrétaire général s'est déclaré aujourd'hui « préoccupé du fait que, malgré les appels de l'Union africaine (UA) et de la communauté internationale », deux mouvements rebelles du Darfour n'aient toujours pas signé l'accord de paix.

Kofi Annan a déploré que « la faction Abdul Wahid de l'Armée de libération du Soudan (ALS) et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) », deux importants mouvements rebelles du Darfour, n'aient pas signé l'Accord de paix signé le 5 mai à Abuja, « en dépit de la date butoir fixée au 31 mai dans son communiqué du 15 mai 2006 », indique un message transmis aujourd'hui par son porte-parole.

« Le Secrétaire général regrette profondément cet échec et reste en contact avec les dirigeants de l'UA afin d'envisager la marche à suivre », ajoute le message/

Kofi Annan s'est dit aussi « fermement convaincu que la seule issue pour remédier au conflit dévastateur est la mise en oeuvre de l'accord de paix sur le Darfour », ainsi que le respect des « décisions du Conseil de paix et de sécurité de l'UA ».

Déjà, lorsqu'il avait salué l'accord signé entre le gouvernement soudanais et une partie de l'ALS à Abuja, le Secrétaire général avait appelé « les deux autres parties à saisir ce moment historique pour mettre fin à ce conflit tragique » (dépêche du 5.05.06).

Le conflit qui a démarré en février 2003 au Darfour a déjà fait plus de 200.000 morts et a provoqué le déplacement de plus de 2 millions de personnes.

Dans son dernier rapport sur la situation au Darfour, le Secrétaire général appelé toutes les à signé l'accord de paix (dépêche du 26.05.06).

Le rapport déplorait la situation « très tendue au Darfour-Nord entre les factions Minni Minawi et Abdul Wahid de l'ALS».

Le Conseil de sécurité avait salué, le 9 mai dernier, l'accord de paix et demandé au Secrétaire général d'accélérer les mesures pour renforcer la force de l'Union africaine au Darfour et les préparatifs visant à mettre en place une opération des Nations Unies.

Depuis lors, le Secrétaire général a dépêché Lakhdar Brahimi, en qualité d'envoyé spécial, et Hedi Annabi, Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Hedi Annabi, avec pour mission de convaincre le gouvernement soudanais d'autoriser au Darfour une mission d'évaluation pour préparer l'opération de maintien de la paix.

Lakhdar Brahimi a affirmé le 25 mai dernier, à l'issue d'une rencontre avec le président du Soudan Omar Bashir, que le gouvernement soudanais avait autorisé l'envoi d'une telle mission d'évaluation.

Hedi Annabi présentera demain au Conseil de sécurité un exposé sur sa mission à Khartoum, a annoncé aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général.

 

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