Sommet sur le SIDA : Kofi Annan appelle les délégations à ne pas "diluer" la déclaration finale

31 mai 2006

Lors d'une rencontre avec la presse en marge de la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale visant à faire le bilan des progrès réalisés dans la lutte contre le SIDA depuis les engagements pris en 2001, le Secrétaire général a appelé les Etats membres à ne pas « diluer » le texte de la déclaration finale qui doit être adoptée à l'issue du sommet.

image? Retransmission de la rencontre avec la presse[17mins]

En réponse à la question de savoir s'il résisterait à la « vaste coalition d'Etats, y compris les Etats-Unis, qui souhaitent retirer, comme en 2001 toute référence aux homosexuels, aux prostituées et aux consommateurs de drogue », le Secrétaire général a indiqué qu'il fallait « être réaliste ».

« On ne réussira pas en adoptant une politique de l'autruche et en faisant comme si ces personnes n'existaient pas et n'avaient pas besoin d'aide », a insisté Kofi Annan.

Lors d'une réunion de la société civile en marge du sommet, le Secrétaire général a d'ailleurs appelé les gouvernements et le système des Nations Unies à développer des partenariats avec les personnes porteuses du VIH et à « travailler de façon plus étroite et constructive » avec ceux qui ont été trop souvent marginalisés : les travailleurs du sexe, les personnes qui utilisent des drogues injectables et les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes » (dépêche du 31.05.06).

Interrogé sur l'attitude des Etats africains, Kofi Annan a noté toutefois qu'il avait constaté une nette différence dans l'approche de certains chefs d'Etats, qui il y a cinq ans encore, refusaient de mentionner le mot de « préservatif ».

« Le plus cruel aspect de la transmission de la maladie est la transmission de la mère à l'enfant », a-t-il encore souligné, rappelant qu'un enfant sur neuf seulement bénéficiait du traitement qui lui permettrait d'échapper à l'infection.

« Nous sommes en train de créer une armée d'enfants atteints du SIDA. Il ne s'agit pas seulement d'un problème de santé mais de développement et de sécurité », a-t-il prévenu.

 

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