Journée des Casques bleus : l'année 2005, la plus meurtrière de ces 10 dernières années

30 mai 2006

Au total, 124 Casques bleus venant de 46 pays ont perdu la vie pour cause de violences, maladies ou accidents en 2005 et 32 soldats ont péri en 2006, a rappelé le Secrétaire général, à l'occasion de la Journée des Casques bleus célébrée hier à l'ONU.

Au total, 124 Casques bleus venant de 46 pays ont perdu la vie pour cause de violences, maladies ou accidents en 2005 et 32 soldats ont péri en 2006, a rappelé le Secrétaire général, à l'occasion de la Journée des Casques bleus célébrée hier à l'ONU.

« Le nombre de Casques bleus qui risquent leur vie a décuplé et ne cesse d'augmenter », a déclaré le Secrétaire général dans son message qui rendait notamment hommage à « huit Casques bleus guatémaltèques qui s'efforçaient d'instaurer la paix dans l'est de la République démocratique du Congo ».

A la veille des célébrations, la MONUC a encore déploré la mort dimanche d'un de ses soldats en provenance du Népal (dépêche du 30.05.06).

« Plus de 72 000 soldats en uniforme et 15 000 civils sont à pied d'oeuvre dans le cadre de 18 actions menées par le Département des opérations de maintien de la paix », a affirmé Kofi Annan, faisant observer que « l'ONU était l'organisation multilatérale qui contribuait le plus à stabiliser la situation au lendemain des conflits ».

En tout, 108 Etats Membres apportent des troupes, a-t-il indiqué, soulignant que la Mission au Soudan, « à laquelle participent 71 pays », était la « plus vaste coalition jamais mise sur pied ».

L'Inde, le Pakistan et le Bangladesh sont de loin les pays qui fournissent le plus grand nombre de soldats de la paix - plus de 40% des Casques bleus - et sont donc ceux qui ont essuyé les plus lourdes pertes.

« Le maintien de la paix faisant désormais partie des tâches principales de l'Organisation et les Casques bleus étant de plus en plus nombreux là où il y a danger, il est indispensable de leur apporter un soutien professionnel et institutionnel plus adapté à leurs besoins », a indiqué Kofi Annan.

« Nous nous y attachons en réformant de manière fondamentale l'administration et la supervision et en faisant respecter de manière très stricte les normes de conduite les plus élevées et la politique de tolérance zéro pour l'exploitation à des fins sexuelles et les sévices sexuels. Nous demandons aux États Membres et aux pays qui fournissent les contingents de faire preuve de la même fermeté en ce domaine », a-t-il ajouté.

« La création d'une Commission de consolidation de la paix est un autre pas important. En étant attentif aux difficultés particulières qui se présentent au lendemain d'un conflit, cet organisme essaiera d'empêcher les conflits de renaître, ce qui arrive hélas trop souvent. En effet, les Casques bleus ont maintes fois été appelés à retourner dans des pays où la paix n'avait pas pris racine », a-t-il fait observer.

Le Secrétaire général avait salué le 20 décembre dernier l'adoption d'une résolution « historique » créant une Commission de consolidation de la paix, nouvel organe consultatif intergouvernemental des Nations Unies et premier organe subsidiaire à la fois de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité, marquant « un tournant dans les efforts déployés pour gérer les difficiles transitions de la guerre vers la paix ».

 

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