Le Fonds d'intervention d'urgence débloque 32 millions de dollars pour 12 "crises oubliées"

10 mai 2006

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Jan Egeland, a annoncé le déblocage de 32 millions de dollars du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) pour une série de crises oubliées, en majorité en Afrique.

Les fonds iront aux efforts d'assistance humanitaire « au Burundi, en République centrafricaine, au Tchad, en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo (RDC), en Ethiopie, en Guinée, en Haïti, au Kenya, en République du Congo, en Zambie et au Zimbabwe », a rapporté aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Le CERF, premier grand fonds d'intervention humanitaire des Nations Unies, est doté d'un budget permanent de 500 millions de dollars qui vise à agir d'urgence, de manière équitable et partout dans le monde (dépêche du 9.03.06).

« Les 500 millions de dollars du CERF permettront, au lieu d'attendre que l'argent arrive lentement, de déployer immédiatement le personnel, les biens et les services là où des vies sont en danger », avait souligné le Secrétaire général lors de son lancement à New York (dépêche du 02.03.06).

Autre point important, « le CERF sera équitable ». « Grâce à lui, tant les crises qui font la une des journaux que les crises oubliées recevront une assistance d'urgence, partout dans le monde », avait-t-il insisté.

« Les aides s'apparentent trop souvent à une loterie que peu de gens gagnent, mais que la plupart perdent, et qui est fondée sur d'autres considérations que les besoins réels », avait pour sa part déclaré Jan Egeland.

Jusqu'à la création du CERF, l'assistance humanitaire des Nations Unies était dépendante d'appels de fonds pour chaque crise, imposant des délais notables dans le lancement des secours et introduisant une inégalité entre les situations de crise, selon que les Etats Membres décidaient d'apporter un financement plus ou moins important.

« Sur les quelque 450 millions de dollars requis par l'ONU pour le financement du Fonds, 254 millions ont été reçus de la part de 40 pays et de deux contributeurs du secteur privé », a précisé aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général.

Guidé par un Groupe consultatif de 12 experts indépendants, la décision de débloquer les fonds revient au Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Jan Egeland, qui est aussi Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies.

Ce dernier gère le CERF au nom du Secrétaire général et peut débloquer des fonds dans un délai de trois à quatre jours après une demande formulée par un Coordonnateur résident ou humanitaire.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), « les institutions des Nations Unies et l'Organisation internationale pour les migrations sont habilitées à utiliser le Fonds, les organisations non gouvernementales (ONG) peuvent également en bénéficier en tant que partenaires de ces institutions ».

 

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