Iran et Darfour au centre des travaux du Conseil de sécurité au mois de mai

2 mai 2006

Le président du Conseil de sécurité pour le mois de mai, le représentant de la République du Congo Basile Ikouébé, a présenté aujourd'hui son programme de travail qui sera centré sur l'Iran - avec demain des consultations sur la question du nucléaire - le Darfour et le Timor-Leste.

Basile Ikouébé a rappelé que dans un délai de six mois, une transition devra être opérée au Darfour entre l'Union africaine et les Nations Unies, et que des élections devront avoir lieu cette année en République démocratique du Congo (RDC) et en Côte d'Ivoire.

image? Retransmission de la conférence de presse[46mins]

Concernant l'Iran, qui sera au coeur de consultations du Conseil de sécurité qui auront lieu demain, Basile Ikouébé a rappelé qu'il s'agissait de rétablir la confiance sur le caractère strictement pacifique de son programme nucléaire, que proclame l'Iran.

Il a souligné que certains pays avaient des doutes à cet égard. M. Ikouébé a insisté sur la nécessité de toujours privilégier le dialogue et a affirmé que le Conseil commencerait par examiner le rapport qu'il avait demandé le 29 mars dernier sur la question à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) (dépêche du 28.04.06).

Le 5 mai, se tiendront des consultations sur la situation au Darfour, a ensuite déclaré le Président du Conseil. Il a indiqué que la teneur de ces consultations dépendrait fortement de l'état des pourparlers en cours à Abuja, au Nigeria (dépêche du 2.05.06).

Dans tous les cas, l'Union africaine a pris des dispositions, a poursuivi le président du Conseil de sécurité, en indiquant qu'au moins cinq chefs d'États africains représentant le Congo, l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Sénégal et l'Égypte, se réuniraient à Abuja le 4 mai afin d'étudier la suite à donner aux pourparlers de paix au Darfour quelle qu'en soit l'issue.

Le ministre des Affaires étrangères du Timor-Leste sera également reçu le 5 mai par le Conseil, a indiqué M. Ikouébé en rappelant que la situation restait fragile dans ce pays que les Nations Unies ont conduit à l'indépendance et dont elles vont progressivement se dégager. La fermeture du Bureau de l'Organisation y est prévue ce mois-ci.

Le président a également évoqué la fragilité de la situation dans la région de la Sierra Leone, que le Conseil examinera au cours de consultations prévues le 4 mai prochain. Il a rappelé que le pouvoir de la présidente, Ellen Johnson-Sirleaf, avait besoin d'être consolidé.

À cet égard, il a estimé que le procès de Charles Taylor devrait se dérouler à l'étranger, dans un souci de préservation de la stabilité régionale, et a indiqué que le Royaume-Uni menait actuellement des consultations pour trouver un lieu d'accueil pour ce procès (dépêche du 30.03.06).

La question de l'élection du nouveau Secrétaire général fera également partie de l'agenda du Conseil au cours du mois de mai, a déclaré M. Ikouébé, en rappelant que des consultations sur le sujet avaient commencé depuis le mois de février dernier.

« Nous allons travailler étroitement avec l'Assemblée générale sur cette question », a-t-il assuré en indiquant que son pays, le Congo, demeurait favorable au principe de rotation géographique dans le processus d'élection du Secrétaire général et se prononçait par conséquent pour un candidat originaire d'un pays d'Asie.

 

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