Sahara occidental : le Conseil de sécurité proroge de six mois la Mission de l’ONU

28 avril 2006

Le Conseil de sécurité a prorogé ce matin pour six mois le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), appelant le Maroc et le Front POLISARIO à ouvrir des négociations pour une solution politique.

Le Conseil de sécurité a prorogé ce matin pour six mois le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), appelant le Maroc et le Front POLISARIO à ouvrir des négociations pour une solution politique.

Dans sa résolution 1675, adoptée aujourd’hui à l’unanimité, le Conseil demande à nouveau aux parties et aux États de la région de continuer à coopérer pleinement avec l’ONU pour mettre fin à l’impasse actuelle et progresser vers une solution politique.

image• Retransmission de la séance du Conseil de sécurité[11mins]

L’impasse en question a été dénoncée aujourd’hui dans les déclarations des représentants des États-Unis, du Royaume-Uni, du Danemark, du Japon, de l’Argentine, de la France, de la Slovaquie et de la République-Unie de Tanzanie.

Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur la question, le Secrétaire général soulignait que devant l’impasse actuelle, la seule solution est de recourir à des négociations directes, sans conditions préalables, avant que la situation ne se transforme en une menace à la paix et à la sécurité dans la région (dépêche du 24.04.06).

« Négocier sans condition préalable », précisait Kofi Annan, « signifie que le Front Polisario n’a pas à reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental avant d’examiner la question de l’autonomie devant être ‘accordée’ par le Maroc ».

L’objectif des négociations doit être d’accomplir ce qu’aucun plan ne peut accomplir, à savoir trouver un compromis entre la légalité internationale et la réalité politique susceptible de se traduire par une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable assurant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, indiquait le rapport du Secrétaire général.

Kofi Annan précisait aussi que le principal obstacle ne vient pas seulement des positions adoptées par les parties mais aussi des forces extérieures à la région qui militent contre l’option des négociations.

Tant que le Sahara occidental n’aura pas une place plus importante dans leurs priorités politiques, nombre de pays estimeront que le statu quo est plus tolérable que l’une quelconque des solutions envisageables, affirmait le Secrétaire général.

 

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