Kofi Annan appelle au renforcement des effectifs de santé partout dans le monde

7 avril 2006

Alors que la population augmente, les effectifs de personnels de santé diminuent, particulièrement dans les pays pauvres, a souligné le Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan à l'occasion de la Journée mondiale de la santé célébrée aujourd'hui.

Chaque année, plus de dix millions de personnes meurent dans le monde de maladies facilement curables, notamment en raison du manque de médecins, infirmières, sages-femmes. Selon le rapport annuel de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié aujourd'hui, il manque près de 4,3 millions personnels de santé à travers le monde.

La situation est particulièrement préoccupante dans les pays en développement, où la crise est encore accrue par la «fuite des cerveaux », les pays riches palliant leur propre crise de recrutement grâce à des médecins ou infirmières du sud, a souligné dans un message le directeur général de l'OMS, Jong-wook Lee.

A elle seule, « l'Afrique aura besoin d'un million d'agents supplémentaires pour arriver à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), » a affirmé Kofi Annan, en référence aux objectifs des Nations Unies qui visent à réduire ou éliminer d'ici à 2015 une série de maladies ou de fléaux sociaux.

L'Afrique sub-saharienne compte 11 % de la population mondiale et 24 % des malades de la planète, mais seulement 3 % du personnel de santé mondial.

De son côté, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a rendu hommage au rôle des sages-femmes. « Ces travailleurs qualifiés jouent un rôle central, mais elles sont confrontées trop souvent à de mauvaises conditions de travail et, en tant que femmes, subissent des discriminations sexuelles ».

Il manque aujourd'hui 700 000 sages-femmes à travers le monde.

 

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