Le financement international de la planification familiale en baisse dans les pays en développement

3 avril 2006

« Il faut d'urgence accroître les fonds pour la planification familiale afin de permettre à 200 millions de femmes dans les pays en développement à exercer leur droit à déterminer la taille de leur famille », exhorte aujourd'hui l'agence des Nations Unies pour la population.

« Sans ces services, le nombre de grossesses non désirées et d'avortement continuera à s'accroître et les vies des femmes et des enfants continueront d'être en danger, déclare la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Thoraya Obaid, dans un communiqué publié aujourd'hui à New York.

L'UNFPA marque l'ouverture à New York de la Commission de la population et du développement chargée d'examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Programme d'action du Caire.

« Si le financement international dirigé vers les questions de population a doublé au cours des cinq dernières années, celui de la planification familiale a vu sa part réduite de 50% à moins de 10% entre 1995 et 2004 », a déploré Thoraya Obaid.

Cette dernière a souligné que l'objectif, fixé au Caire lors de la Conférence internationale sur la population et le développement, d'un accès universel à la santé génésique d'ici à 2015, avait été réaffirmé lors du Sommet mondial de septembre 2005.

Au regard de l'importance que revêt la santé reproductive pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), il est essentiel d'assurer des fonds pour mettre en œuvre tous les aspects du Programme d'action du Caire, a-t-elle exhorté.

« Une femme sur quatre en Afrique sub-saharienne souhaite recourir à la contraception mais n'y a pas accès », a par ailleurs regretté Thoraya Obaid ce matin, établissant ainsi un lien entre les conditions de vie sur le continent et les mouvements migratoires.

A cet égard, la directrice de l'UNFPA a relevé que les migrations internationales avaient drastiquement changé au cours des 10 dernières années, estimant que cette question avait « une importance critique pour le système des Nations Unies et le multilatéralisme en général ».

Rappelant que le nombre de migrants avait doublé en 50 ans pour atteindre 200 millions de personnes, elle a appelé à renforcer les capacités pour répondre aux défis posés par ces mouvements.

Voir le compte-rendu de la séance de la Commission de la population et du développement dans le communiqué de l'ONU

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.