Révision des mandats de l'Assemblée générale : une "chance unique" d'adapter l'ONU aux priorités d'aujourd'hui

30 mars 2006
L'Assemblée générale

Le Secrétaire général a présenté aujourd'hui devant l'Assemblée générale un rapport sur la révision des mandats conférés par l'Assemblée au Secrétariat, afin de les simplifier et de procéder à leur rationalisation.

« Ce rapport répond à la demande formulée il y a six mois dans le document final du Sommet mondial » a rappelé aujourd'hui le Secrétaire général devant l'Assemblée générale, précisant qu'il ne comprenait pas l'analyse de l'ensemble des travaux du Secrétariat.

Les mandats adoptés au cours des 60 dernières années révèlent le désir de l'Assemblée de voir l'ONU agir dans un grand nombre de domaines, mais l'Organisation ne peut pas tout faire, a affirmé le Secrétaire général.

« Gouverner c'est choisir », a-t-il rappelé, en français.

La nature même de la mission que doit assumer le Secrétariat impose d'y porter des limites, a-t-il affirmé, surtout compte tenu des moyens à disposition.

La multiplication des documents et mandats rend aussi plus difficile le suivi de l'ONU par les Etats Membres, a dit Kofi Annan. « Ce n'est pas un appel à faire moins, mais à faire mieux », a-t-il affirmé, plaidant pour que « les mandats conférés se « renforcent mutuellement ».

« Même si ce n'est pas une des plus prestigieuses, c'est sans doute une mesures les plus significatives » parmi celles adoptées lors du Sommet mondial » en ce qu'elle offrait « une « chance unique » d'adapter l'Organisation aux priorités d'aujourd'hui.

« C'est maintenant à vous d'opérer la révision » des mandats, a-t-il lancé en conclusion à l'Assemblée générale, indiquant que son rapport, intitulé « Définition et exécution des mandats: analyse et recommandations aux fins de l’examen des mandats », n'était qu'un guide dans cette tâche.

Le Secrétariat a mis au point une liste électronique qui comprend un registre des mandats actifs. Il sera publié demain sur Internet à l'adresse suivante : www.un.org/mandatereview.

« En 2005 seulement, près de 1.200 rapports et documents ont été fournis aux Etats Membres. Le Secrétariat doit aussi fournir des centaines de compte-rendus détaillés, souvent pour des délibérations sur la même question au sein de différents organes intergouvernementaux », indique le Secrétaire général dans son rapport.

« Année après année, de nouveaux mandats continuent d'être adoptés à l'Assemblée générale, au Conseil économique et social et au Conseil de sécurité, souvent sous des ordres du jour différents au sein du même organe, sur des questions qui ont déjà été abordées dans des résolutions précédentes, le plus souvent sans introduire de nouvelles idées ou approches », déplore-t-il par ailleurs.

Autre exemple, le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a préparé en 2004 plus de 44.000 pages de documentation dans les langues de l'ONU, pour la moitié composée de rapports des Etats Membres aux organes chargés de la mise en œuvre des traités.

« Le fardeau qui pèse sur la traduction au Secrétariat est à cet égard très élevé », indique le rapport, qui suggère de limiter la taille des rapports et de limiter le nombre de langues dans lesquels ils doivent être traduits.

 

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