Tsunami : Bill Clinton appelle à investir dans les systèmes de détection contre les catastrophes naturelles

27 mars 2006

L'ancien président des Etats-Unis Bill Clinton, Envoyé spécial de l'ONU pour la reconstruction après le tsunami qui a frappé l'Asie du Sud-Est, a lancé aujourd'hui un appel à investir dans la prévention contre les catastrophes naturelles, lors d'une conférence des Nations Unies qui s'est ouverte à Bonn en présence de Jan Egeland.

Bill Clinton s'exprimait à l'occasion de la troisième conférence des Nations Unies pour la détection des catastrophes naturelles, qui se tient pendant trois jours à Bonn, en présence de plus de 1200 experts venus de 140 pays. Elle est organisée conjointement par le gouvernement allemand et le secrétariat des Nations Unies pour la prévention des catastrophes naturelles.

« Les risques naturels ne sont pas des catastrophes par définition. Les risques ne deviennent des catastrophes que lorsque les vies et les moyens de subsistance sont balayés. Rendre les communautés plus sûres, en gérant mieux les risques naturels, doit devenir une priorité mondiale » a souligné l'Envoyé spécialLes systèmes d'alerte et de prévention des tremblements de terre, tsunamis ou ouragans sont bien connus, souvent simples, mais trop peu implantés. Bill Clinton a souligné que les projets présentés à Bonn avaient un coût total de 200 millions de dollars, à comparer aux 10 milliards de dollars dépensés chaque année en assistance humanitaire post-catastrophes.

Le tsunami du 26 décembre 2004 a tué plus de 230 000 personnes dans 12 pays.

Selon Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, un système d'alerte aurait permis de sauver la plus grande partie des victimes.

Un dispositif d'alerte est actuellement mis en place dans l'Océan Indien. Ses capteurs permettront de détecter l'arrivée d'un tsunami et d'ordonner les évacuations nécessaires. « L'ensemble sera opérationnel d'ici à juillet » a annoncé Jan Egeland dans son discours d'ouverture de la conférence, ajoutant qu'il en coûtera « entre 40 et 50 millions de dollars, alors que la facture de la reconstruction post-tsunami s'élève à plus de 12 milliards de dollars ».

« Mais la technologie n'est pas suffisante », a ajouté Bill Clinton. Il faut aussi que les pays concernés fassent les efforts nécessaires pour atteindre les communautés touchées. « Il faut que les alertes arrivent dans des villages où l'on a appris aux habitants ce qu'il faut faire pour se protéger ».

Jan Egeland a souligné que le nombre de personnes affectées par des catastrophes naturelles a plus que doublé au cours de la dernière décennie, mais que dans le même temps le nombre de victimes a diminué, grâce aux progrès des réactions des gouvernements et de la communauté internationale.

 

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