Côte d'Ivoire : Kofi Annan demande un nouveau renforcement de l'ONUCI

27 mars 2006

Le Secrétaire général a demandé au Conseil de sécurité l'augmentation des effectifs militaires et policiers mis à la disposition de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

Dans une lettre au président du Conseil de sécurité datée du 22 mars, le Secrétaire général estime qu'il faut aller plus loin que l'arrangement provisoire déjà mis en place, compte tenu « de l'évolution récente du processus politique en Côte d'Ivoire ».

Dans son rapport sur l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) du 3 janvier dernier, le Secrétaire général avait déjà demandé au Conseil de sécurité d'approuver l'envoi supplémentaire de quatre bataillons, trois unités de police constituées et 100 agents de police.

Par sa résolution 1652 (2006), le Conseil de sécurité n'avait alors autorisé qu'un arrangement provisoire avec le transfert temporaire d'une compagnie d'infanterie de la Mission des Nations Unies au Liberia (MINUL) à l'ONUCI.

Pour l'heure, indique le Secrétaire général dans sa lettre au Conseil de sécurité, l'augmentation des effectifs aurait le double objectif « d'améliorer la capacité de cette opération à assurer sa propre protection et de pouvoir apporter un concours effectif à la mise en œuvre des dispositions restantes des accords de paix, qui sont d'une importance critique pour l'organisation des élections d'octobre 2006 ».

Le Secrétaire général insiste sur les développements encourageants de ces dernières semaines, notamment la reprise du dialogue entre les états-majors des FANCI (Forces armées de Côte d'Ivoire) et des Forces Nouvelles, la mise en place de la Commission électorale indépendante, ou l'arrivée à Abidjan, le 14 mars, de Guillaume Soro, le chef des Forces Nouvelles, venu prendre son portefeuille dans le gouvernement du Premier ministre Charles Konan Banny.

Dans le même temps, « la situation sécuritaire reste précaire et pourrait se dégrader très rapidement, en particulier à Abidjan et dans l'ouest de la Côte d'Ivoire » écrit Kofi Annan.

« Il est donc impératif de faire en sorte que, dans la période délicate qui s'annonce, la crédibilité de l'ONUCI ou du processus de paix lui-même ne puisse être menacée. Je crains de surcroît qu'une éventuelle détérioration de la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire n'ait des répercussions sur le Libéria » conclut-il.

 

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