Ethiopie/Erythrée : Kofi Annan salue le résultat de la réunion de la Commission du tracé de la frontière

13 mars 2006
Kofi Annan

Convaincu qu'une démarcation « complète et rapide » de la frontière entre l'Ethiopie et l'Erythrée constitue un élément essentiel dans l'établissement de relations pacifiques entre les deux pays, le Secrétaire général s'est félicité aujourd'hui du résultat de la réunion, vendredi à Londres, de la Commission du tracé de la frontière.

« Il a été heureux de voir les parties participer à la réunion de manière constructive et est encouragé par leur accord à s'entendre sur la reprise de la délimitation de la frontière définie par la Commission en avril 2002 », indique un message transmis aujourd'hui par son porte-parole.

« Le Secrétaire général espère que ce développement positif permettra la mise en œuvre, sans retard supplémentaire, de la décision de la Commission », ajoute le message.

« À cette fin, il exhorte les parties à coopérer pleinement avec la Commission et avec la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE) et à remplir toutes leurs obligations pour faciliter le travail de la MINUEE en vertu des résolutions du Conseil de sécurité 1320 (2000), 1398 (2002) et 1430 (2002) ».

« Les Nations Unies demeurent prêtes à fournir l'aide nécessaire afin de faciliter le processus de délimitation », rappelle le message.

Le Secrétaire général s'est dit de nouveau « convaincu qu'une démarcation complète et rapide de la frontière constitue un élément essentiel dans le processus de paix global et peut être déterminante pour sa conclusion rapide, conduisant à l'établissement de relations pacifiques normales entre les deux pays ».

Un nouveau projet de résolution demandant la prorogation du mandat de la MINUEE a été présenté aujourd'hui au Conseil de sécurité qui a tenu des consultations à huis clos sur la situation entre l'Ethiopie et l'Erythrée, a par ailleurs rapporté le porte-parole du Secrétaire général.

Au cours de cette réunion, Joseph Legwaila, Représentant du Secrétaire général pour l'Ethiopie et l'Erythrée, a rendu compte aux membres du Conseil de la réunion de Londres, a ajouté le porte-parole lors de son point de presse quotidien.

En juin 2000, après deux ans de combats motivés par un différend frontalier, l'Éthiopie et l´Érythrée avaient signé un accord de cessation des hostilités au terme de pourparlers, organisés sous les auspices de l´Algérie et de l'Organisation de l'unité africaine.

En juillet 2000, le Conseil de sécurité avait créé la MINUEE pour maintenir une liaison entre les deux parties et mettre en place un mécanisme permettant de vérifier la cessation des hostilités.

Mais depuis le mois d'octobre 2005, le gouvernent érythréen, qui réclame la démarcation de la frontière avec l'Ethiopie, soumet la MINUEE à une interdiction de survol du territoire par ses hélicoptères.

Les différentes restrictions imposées par les autorités érythréennes à la MINUEE – entraves à sa circulation et renvoi d'une partie de son personnel - ont été condamnées par le Conseil de sécurité et le Secrétaire général (dépêche du 05.10.06, dépêche 24.10.05 et dépêche du 07.12.05).

Dans une résolution adoptée en novembre dernier, le Conseil de sécurité a demandé à l'Erythrée d'annuler sans plus tarder les restrictions imposées à la MINUEE et appelé l'Ethiopie à accepter la délimitation de la frontière entre les deux pays (dépêche du 23.11.05).

Après la mort d'un soldat du contingent indien, le Secrétaire général puis le Conseil de sécurité ont renouvelé, début mars, leur appel pour la levée des restrictions « inadmissibles » et « arbitraires », imposées à la MINUEE, « qui mettent en danger la vie » de son personnel (première dépêche du 03.03.06 et seconde dépêche du 03.03.06 ).

 

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