Iran : le Conseil de sécurité pourrait se réunir en séance formelle la semaine prochaine, affirme Kofi Annan

10 mars 2006

Saisi de la question depuis hier, le Conseil de sécurité pourrait se réunir formellement la semaine prochaine sur le dossier nucléaire iranien, a annoncé aujourd'hui le Secrétaire général lors d'une rencontre avec la presse, à l'issue d'un déjeuner avec ses membres. Une déclaration présidentielle pourrait être adoptée à l'issue de la séance.

« La meilleure solution est une solution négociée. J'espère que les parties reviendront à la table des négociations », a répété le Secrétaire général, lors d'une rencontre avec la presse aujourd'hui au siège de l'ONU à New York, à l'issue d'un déjeuner avec les membres du Conseil de sécurité.

Le Secrétaire général a aussi espéré que « l'Iran fera les démarches nécessaires pour coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et pour prouver à la communauté internationale que ses ambitions nucléaires sont pacifiques ».

Kofi Annan a enfin souhaité que l'Iran remplisse ses obligations face au Traité de non prolifération nucléaire (TNP) et réponde aux exigences de l'AIEA.

Mohamed ElBaradei, directeur général de l'AIEA, a transmis hier son dernier rapport sur le nucléaire iranien au Conseil de sécurité (dépêche du 09.06.03 et dépêche du 08.06.03).

A l'issue d'une réunion « extraordinaire » sur la question du nucléaire iranien, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA avait adopté, le 4 février dernier, une résolution demandant le transfert du dossier iranien, c'est-à-dire de « tous les rapports et résolutions relatifs à la mise en œuvre des garanties en Iran », au Conseil de sécurité.

Le texte demandait également à l'Iran de « rétablir pleinement et rapidement sa coopération avec l'Agence », ce qui permettrait de « clarifier les possibles activités qui pourraient avoir une dimension nucléaire militaire » (dépêche du 06.02.06).

Hier soir, le Secrétaire général a tenu des consultations sur l'Iran avec les cinq membres permanents (P-5) - Chine, Etats-Unis, Fédération de Russie, France et Royaume-Uni - du Conseil de sécurité.

Prenant la parole hier devant la presse avant la réunion des P-5, l'ambassadeur de la France, Jean-Marc de la Sablière, avait préconisé « une approche graduelle » afin d'encourager l'Iran à revenir à la suspension de ses activités d'enrichissement de l'uranium.

L'ambassadeur français a annoncé qu'une déclaration présidentielle du Conseil de sécurité pourrait être adoptée prochainement.

Répondant à la question d'un journaliste sur le fait qu'il pourrait se trouver dans la nécessité d'écourter son séjour prévu en République démocratique du Congo (RDC) en cas de crise, le Secrétaire général a assuré aujourd'hui que cela ne poserait « aucun problème ».

« Je suis prêt à écourter mon séjour si nécessaire. Mais j'espère que cela ne sera pas le cas », a insisté Kofi Annan (voir la dépêche du 09.03.06 sur la visite prévue en Afrique prévue la semaine prochaine).

 

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