HCR : début de la fermeture des camps établis après le séisme du Pakistan

10 mars 2006

La fin de l'hiver approchant dans la zone frappée par le tremblement de terre du Pakistan en octobre dernier, les autorités pakistanaises ont annoncé que l'opération de fermeture des camps commencerait aujourd'hui pour se terminer fin mars, indique l'agence des Nations Unies pour les réfugiés.

« En tant qu'agence chargée de la gestion des camps dans le cadre de cette opération, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) reconnaît la nécessité, pour les personnes concernées, de reconstruire leur vie, cinq mois après la tragédie du 8 octobre 2005 », a déclaré aujourd'hui Jennifer Pagonis, sa porte-parole, lors de son point de presse au Palais des Nations à Genève.

« Nous avons cependant demandé aux autorités de s'assurer que ces retours s'effectuent sur la base d'un choix informé et volontaire. Nous avons aussi demandé que des dispositions soient prises pour les personnes vulnérables qui ne sont pas encore en mesure de rentrer chez elles », a affirmé la porte-parole.

Avant même la date limite, certains résidents des camps sont rentrés chez eux de leur propre chef, a-t-elle fait observer.

Avec 134 équipes d'urgence et 60 équipes mobiles chargées des questions techniques et de la gestion des camps, le HCR apporte son soutien aux autorités pakistanaises en prenant en charge plus de 147.000 survivants du tremblement de terre dans 153 camps de secours comprenant un minimum de 50 tentes, a expliqué Jennifer Pagonis.

« Pour s'assurer que les retours sont informés et volontaires, nos équipes sur le terrain participent à la Commission régionale de secours et à l'Organisation de gestion des camps pour discuter de ces retours avec les populations concernées. Leurs principales sources d'inquiétude sont la disponibilité de la terre, la réhabilitation des routes, l'hébergement, l'eau potable et la nourriture dans leurs villages », a-t-elle expliqué.

« Nous contribuerons à la fourniture d'un colis de retour aux survivants du séisme, une fois terminées les discussions avec le gouvernement et les agences internationales sur son contenu », a conclu la porte-parole.

Cinq mois après le séisme survenu au Pakistan, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) s'est félicité hier de ce qu'il n'y ait pas eu de « seconde vague de décès », pas plus que de déplacement des populations vivant dans les régions montagneuses, de malnutrition grave ou de début d'épidémies.

 

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