A Genève, accord entre le Gabon et la Guinée équatoriale pour négocier la démarcation de la frontière

27 février 2006

Tentant de revitaliser les efforts de médiation dans le différend qui oppose le Gabon et la Guinée équatoriale autour de trois îles potentiellement riches en pétrole, le Secrétaire général a présidé, aujourd'hui à Genève, une réunion entre les présidents des deux pays qui se sont mis d'accord pour entamer immédiatement des négociations visant à délimiter leurs frontières maritime et terrestre.

« Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que des équipes techniques se rencontreront à Genève le 15 mars prochain pour poursuivre le travail », a déclaré le Secrétaire général, lors d'une rencontre avec la presse, aujourd'hui au Palais des Nations à Genève, à l'issue d'un mini sommet avec le président El Hadj Omar Bongo Ondima du Gabon et le président Teodoro Obiang Nuguema Mbasogo de la Guinée équatoriale.

Les deux présidents prévoient également de se revoir, le mois prochain en Afrique, en présence du Secrétaire général.

« Ils ont montré une flexibilité, une volonté et une détermination incroyable afin de résoudre cette question au cours des prochaines mois et, sans aucun doute, avant la fin de l'année », a estimé Kofi Annan qui a jugé la réunion « très bonne ».

« Il est important de résoudre cette question aussi vite que possible, à la fois pour eux et pour le continent, un continent rongé par les conflits et les tensions », a ajouté Kofi Annan.

Répondant aux questions des journalistes, le Secrétaire général a précisé qu'avec cet accord, un vrai pas en avant avait été fait, dans la mesure où les deux parties s'étaient engagées à négocier directement sur les questions de délimitation des frontières.

Auparavant, les efforts de médiation se sont construits autour de « mesures de renforcement de la confiance ».

Le différend territorial entre le Gabon et la Guinée équatoriale porte sur la souveraineté des îles de Mbanié, Cocotier et Conga, situés dans la baie de Corisco, entre les côtes des deux pays.

Selon un protocole signé en juillet 2004 à Addis-Abeba, en marge d'un sommet de l'Union africaine, les deux pays s'étaient engagés à « formellement négocier un accord » mais depuis cette date, le dossier n'avait pas avancé.

 

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