Le financement de l'Autorité palestinienne subordonné à l'abandon de la violence, affirme le Quatuor

30 janvier 2006
Quatuor pour le Moyen Orient (archives)

Tous les membres du futur gouvernement palestinien doivent s'engager à respecter la non-violence, à reconnaître l'Etat d'Israël et à accepter les engagements antérieurs, notamment la Feuille de route, a affirmé aujourd'hui le Quatuor pour le Moyen-Orient, qui conditionne l'aide internationale au respect de ces principes.

Dans une déclaration conjointe, les membres du Quatuor, réuni à Londres au plus haut niveau, après la victoire du mouvement islamique Hamas aux élections législatives du 25 janvier dernier, félicitent à nouveau « le président Abbas et le peuple palestinien d'avoir organisé un processus électoral libre, juste et pacifique ».

Mais, au centre des débats d'aujourd'hui se posait la question du financement internationale à l'Autorité palestinienne, alors que le Hamas, groupe armé responsable de nombreuses attaques terroristes contre Israël, a annoncé qu'il ne renoncerait pas au programme inscrit dans sa charte qui prévoit l'islamisation de la société palestinienne et la destruction d'Israël.

« Le Quatuor a conclu qu'il était inévitable que la future assistance à tout nouveau gouvernement soit révisée par les donateurs, en fonction de l'engagement du gouvernement aux principes de non-violence, de reconnaissance d'Israël, et du respect des accords et obligations antérieurs, notamment la Feuille de route », insiste la déclaration.

Le Quatuor, qui a entendu lors des débats d'aujourd'hui un exposé de son Envoyé spécial pour le retrait israélien de Gaza, James Wolfensohn et du Coordonnateur pour la sécurité américain, Keith Dayton, exprime par ailleurs « sa préoccupation quant à la situation fiscale de l'Autorité palestinienne et l'exhorte à prendre des mesures pour faciliter les travaux du gouvernement intérimaire pour stabiliser les finances publiques ».

« Il est rappelé aux deux parties leurs obligations dans le cadre de la Feuille de route d'éviter des sanctions unilatérales qui préjugerait des questions relatives aux statut final », note par ailleurs le Quatuor.

A cet égard, le Quatuor rappelle que « l'expansion des colonies [israéliennes] doivent prendre fin », réitère sa préoccupation à l'égard « du tracé de la barrière » [le mur de sécurité qui sépare Israël et Jérusalem-Est de la Cisjordanie], et prend note « des récentes déclarations du Premier ministre par intérim, Ehoud Olmert, selon lesquelles Israël continuerait à démanteler les colonies illégales ».

Le Quatuor pour le Moyen-Orient avait déjà rappelé, le 26 janvier dernier, que tous les participants au processus démocratique devraient renoncer à « la violence et au terrorisme » et reconnaître « le droit d'Israël à exister » (voir notre dépêche du 27 janvier 2006).

« Le Quatuor réitère qu'il existe une contradiction fondamentale entre des activités de groupes et de milices armées et l'édification d'un État démocratique. Une solution au conflit fondée sur deux États exige de tous les participants au processus démocratique qu'ils renoncent à la violence et au terrorisme, reconnaissent le droit d'Israël à exister et abandonnent les armes, comme le stipule la Feuille de route », affirmait la déclaration du 26 janvier.

De son côté, le Secrétaire général avait déjà rappelé que « tout groupe qui souhaiterait participer au processus démocratique devrait, en fin de compte, procéder à son désarmement » (voir notre dépêche du 26 janvier 2006).

 

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