Ethiopie/Erythrée : le chef des opérations de maintien de la paix salue l'initiative diplomatique américaine

9 janvier 2006

Le responsable des opérations de maintien de la paix de l'ONU s'est félicité aujourd'hui de l'initiative diplomatique des Etats-Unis visant à la démarcation de la frontière entre l'Erythrée et l'Ethiopie, dont la stagnation est à l'origine des récentes mesures prises par l'Erythrée pour limiter le champ d'action de la Mission des Nations Unies.

« Je me félicite vivement de l'annonce de l'ambassadeur des Etats-Unis. Je pense que cet engagement est vraiment important. Il est même essentiel. Nous savons que les opérations de maintien de la paix peuvent accompagner un processus, mais elles ne peuvent s'y substituer », a déclaré aujourd'hui le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, lors d'une conférence de presse à New York.

image• Retransmission de la conférence de presse[47mins]

Le Secrétaire général adjoint réagissait à l'annonce faite ce matin par l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, John Bolton (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

« La force de l'ONU ne peut être égale qu'à l'engagement des Etats Membres, qui constituent l'ONU », a rappelé Jean-Marie Guéhenno, qui prenait la parole à l'issue d'un exposé à huis clos devant le Conseil de sécurité.

« Il est donc important que dans les semaines à venir les opportunités ne soient pas manquées », a-t-il souligné.

En réponse à la question d'un journaliste, Jean-Marie Guéhenno a estimé que les parties avaient besoin d'une aide extérieure pour leur permettre de sortir de leur statu quo.

Il a aussi précisé que le poids d'un acteur tel que les Etats-Unis, membre influent du Conseil de sécurité, était plus grand que celui qu'il pouvait avoir sur les parties en tant que représentant de l'ONU.

Lors de son dernier voyage sur le terrain, le Secrétaire général adjoint n'avait pas pu rencontrer les autorités érythréennes.

Interrogé par ailleurs sur les mouvements de troupe à la frontière, Jean-Marie Guéhenno a indiqué qu'il était difficile de confirmer la présence de troupes ou de milices, notamment en raison des restrictions imposées à la MINUEE.

« Mais il n'y a pas de mouvement massif de troupes », a-t-il dit.

Le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, Augustine Mahiga, de la République-Unie de Tanzanie, a confirmé aujourd'hui que le Conseil attendrait le résultat de l'initiative lancée par les Etats-Unis avant de se prononcer sur les propositions formulées par le Secrétaire général quant au futur de la Mission des Nations Unies chargée de surveiller le cessez-le-feu.

En Septembre 2000, le Conseil de sécurité avait autorisé le déploiement dans le cadre de la MINUEE d'un maximum de 4.200 hommes pour surveiller le respect de la cessation des hostilités et favoriser le respect des obligations en matière de sécurité auxquelles les deux parties ont souscrit.

Le Conseil de sécurité avait créé la MINUEE, en juillet 2000, dans le but de maintenir une liaison entre les parties et de mettre en place un mécanisme permettant de vérifier la cessation des hostilités.

En juin 2000, après deux ans de combats motivés par un différend frontalier, l´Éthiopie et l´Érythrée ont signé un Accord de cessation des hostilités, au terme de pourparlers organisés sous les auspices de l´Algérie et de l´Organisation de l'unité africaine.

 

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