L'Assemblée générale adopte un budget limité à 950 millions de dollars pour les six prochains mois

24 décembre 2005

Mettant fin à une situation qui menaçait de laisser l'ONU paralysée dès le début de l'année, l'Assemblée générale a adopté hier soir un budget biennal 2006-2007 d'un montant de 3,79 milliards de dollars, en n'autorisant le Secrétaire général à recourir à des dépenses qu'à hauteur de 950 millions de dollars.

Le texte, adopté par l'Assemblée générale sans vote et à l'issue de longues négociations au sein de sa Cinquième Commission (administrative et budgétaire) précise que cette décision est prise « à titre exceptionnel », indique un communiqué de l'ONU.

L'Assemblée générale s'est dite également prête, « dans le souci d'assurer la disponibilité des ressources nécessaires à l'exécution du budget, à répondre aux demandes justifiées du Secrétaire général pour l'utilisation des fonds restants ».

« Exprimant le souhait de voir adopter le budget de l'Organisation pour les deux prochaines années, le président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson (Suède), a reconnu que des choix difficiles avaient dû être faits aussi bien pour des questions de fond que pour des questions de procédure afin de parvenir à un consensus sur le budget-programme », indique le communiqué.

Il s'est réjoui qu'un compromis ait pu être trouvé et a promis qu'il allait continuer à travailler « de façon ouverte, transparente et inclusive avec les représentants des États Membres afin de mettre en ?uvre les décisions du Sommet mondial de septembre 2005 ».

Plusieurs délégations, notamment celles de l'Afrique du Sud, et de la Jamaïque au nom du Groupe des 77 et de la Chine, ont toutefois déploré qu'une limitation de dépenses d'un montant de 950 millions de dollars, soit l'équivalant de six mois du budget-programme, ait été imposée au Secrétaire général.

« C'est un bon résultat car cela donne un cadre budgétaire, car cela permet d'engranger le début des réformes, sur les questions d'audit,

et d'éthique. En outre, la pression est maintenue pour la réforme grâce au rendez-vous à la mi-juin », a estimé hier le représentant de la France, Jean-Marc de la Sablière, lors d'un point avec la presse.

« L'Union européenne a été au centre du jeu. Les Etats-Unis, le Japon et le G77 ont été forcés de faire preuve d'esprit de compromis », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général avait à plusieurs reprises exhorté les Etats Membres à faire preuve de compromis pour adopter une solution budgétaire qui ne paralyse pas les activités courantes de l'ONU et qui intègre le coût des réformes adoptées lors du Sommet mondial de 2005, qui s'est tenu en septembre dernier à New York (voir, en dernier lieu, notre dépêche du 21 décembre 2005).

 

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