Affaire Hariri : le Conseil de sécurité pourrait étendre le mandat de l'enquête à d'autres assassinats

13 décembre 2005

La décision d'étendre le mandat de l'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri à d'autres assassinats reviendra au Conseil de sécurité, a affirmé aujourd'hui le Secrétaire général.

Interrogé sur une extension du mandat de l'enquête internationale pour couvrir l'assassinat de Gibrane Tueni, tué hier dans un attentat à la bombe, le Secrétaire général a indiqué aujourd'hui, lors d'une rencontre avec la presse, que la décision incomberait au Conseil de sécurité, qui se pencherait sur la possibilité d'inclure six assassinats qui ont suivi celui de Rafic Hariri.

image• Retransmission de la rencontre avec la presse[12mins]

« Quiconque est derrière ces attentats vise à intimider les Libanais et cela doit être condamné », a affirmé aujourd'hui Kofi Annan, qui a exhorté « les Libanais à prendre en charge leur propre Etat et leur souveraineté et à rester unis pour travailler à l'avenir du Liban ».

Le Secrétaire général a par ailleurs rappelé que Detlev Mehlis restera en place jusqu'à la désignation de son remplaçant et s'il le faut après l'expiration de son mandat, le 15 décembre.

Kofi Annan a précisé ne pas avoir encore reçu la lettre du gouvernement libanais demandant l'extension du mandat de la Commission d'enquête.

« Dès que je la recevrait, je la transmettrai au Conseil de sécurité », a-t-il dit.

Interrogé aujourd'hui sur le niveau de coopération de la Syrie dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, le Secrétaire général a par ailleurs rappelé que « le Conseil de sécurité avait demandé à la Syrie de coopérer pleinement » et « qu'il les avait exhortés à coopérer publiquement et en privé à plusieurs reprises ».

« Ils ont commencé à coopérer mais il y a encore des progrès à faire », a-t-il affirmé, rappelant que « le niveau de coopération de la Syrie était clairement indiqué dans le rapport » de Detlev Mehlis.

Ce dernier doit présenter son rapport au Conseil de sécurité cet après midi à New York, lors d'une séance publique qui sera suivie de consultations.

Le Secrétaire général s'était déclaré hier « choqué » et « consterné », par l'assassinat de Gibrane Tueni, président-directeur général du conseil d'administration du quotidien Al-Nahar, connu pour ses positions anti-syriennes, qualifié de « défenseur infatigable d'un Liban souverain et d'une presse libre » (voir notre dépêche du 12 décembre 2005).

Le Conseil de sécurité avait également condamné hier l'assassinat du député et journaliste libanais Gebrane Tueni (voir notre dépêche du 12 décembre 2005).

 

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