Zimbabwe : Jan Egeland a eu une discussion "franche" avec Robert Mugabe

6 décembre 2005

Actuellement en mission au Zimbabwe pour évaluer les besoins humanitaires de la population après la campagne de destruction des bidonvilles entamée en mai dernier par les autorités, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, a rencontré aujourd'hui le président Robert Mugabe avec qui il a eu une discussion « franche ».

« J'ai eu une bonne, longue et franche discussion » avec le président du Zimbabwe, a indiqué aujourd'hui aux journalistes Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence.

Le Secrétaire général adjoint a expliqué au président Mugabe que les Nations Unies pourraient être plus efficaces si le gouvernement mettait en place de meilleures procédures pour aider les personnes dans le besoin, a encore rapporté Stéphane Durarric, porte-parole du Secrétaire général, lors de son point de presse, au siège de l'ONU à New York.

Répondant à une question, Jan Egeland a estimé qu'il n'y avait pas de désaccord sur la nécessité d'aider les personnes victimes de la campagne d'expulsion. « Il y a un désaccord sur la campagne de destruction. Il y a un désaccord sur la façon d'aider les personnes victimes de la campagne de destruction », a ajouté le Secrétaire général adjoint.

Jan Egeland a par ailleurs fait savoir qu'ils avaient aussi convergé sur la nécessité de redoubler d'efforts pour être plus efficace dans l'assistance de millions de personnes atteintes du sida et aux plus d'un million d'enfants orphelins du sida.

Le Secrétaire général adjoint est arrivé dimanche au Zimbabwe où il a rencontré Ignatius Chombo, ministre des Communautés locales, des travaux publics et du développement urbain (voir notre dépêche du 5 décembre 2005 et celle du 1er décembre 2005).

Le 31 octobre dernier, le Secrétaire général avait déploré le rejet par le gouvernement du Zimbabwe de l'aide des Nations Unies alors que des dizaines de milliers de personnes toujours étaient toujours sans-abri, des mois après la campagne d'expulsions entamée en mai dernier (voir notre dépêche du 31 octobre 2005).

Dans un rapport qualifié de « profondément alarmant » par le Secrétaire général, l'Envoyée de l'ONU au Zimbabwe avait dénoncé, le 22 juillet dernier, les destructions massives de bidonvilles, entreprises par les autorités du pays, jetant dans la rue 700.000 personnes et provoquant une grave crise humanitaire (voir notre dépêche du 22 juillet 2005).

 

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