Afrique des Grands Lacs : Jean-Marc de la Sablière présente le bilan de la mission du Conseil de sécurité

6 décembre 2005

L'Ambassadeur de la France, Jean-Marc de la Sablière, a rendu compte aujourd'hui au Conseil de sécurité des travaux de la mission du Conseil en Afrique centrale qu'il a dirigée, abordant plus longuement la situation en République démocratique du Congo ainsi qu'au Burundi.

« Le processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) est sur la bonne voie, même s'il existe encore des défis considérables à relever », a déclaré aujourd'hui Jean-Marc de la Sablière, Représentant permanent de la France à l'ONU, lors d'un exposé au Conseil de sécurité.

image• Retransmission de la séance du Conseil de sécurité [60mins]

Jean-Marc de la Sablière a évoqué notamment les futures élections en RDC, la situation en matière de sécurité dans l'est du pays et l'instauration d'un État de droit.

Le représentant de la France a noté que « les Congolais souhaitaient ardemment participer aux élections », indiquant néanmoins que les contraintes logistiques qui caractérisaient l'organisation des élections étaient importantes.

Le calendrier est particulièrement serré, a-t-il souligné, rappelant que le référendum constitutionnel devait être suivi d'élections législatives et présidentielles, qui devraient impérativement avoir lieu avant la fin de la période de transition, à savoir le 30 juin 2006.

Il a notamment insisté sur la nécessité d'aider la RDC à réformer ses forces armées afin de remédier à la menace que représentent les groupes armés étrangers présents dans le pays.

S'agissant du Burundi, le représentant de la France a par ailleurs jugé que la transition dans le pays avait été un succès, signalant que le processus de paix et de réconciliation nationale avait désormais valeur d'exemple.

Soulignant l'importance de garantir la consolidation de la paix dans le pays, il a jugé que le rôle de la communauté internationale, et des Nations Unies en particulier, devait être revu dans la période nouvelle que connaît désormais le Burundi.

Il a estimé que l'Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB) devait désormais se retirer, signalant que le principe d'un désengagement progressif faisait l'objet d'un consensus.

L'autre question qui doit encore être réglée au Burundi concerne les FNL, a-t-il expliqué, espérant que les FNL reviendront à la table des négociations.

Il a enfin rappelé que le Conseil de sécurité avait déjà exprimé sa disponibilité à envisager des sanctions contre les personnes qui constituent une menace à la paix dans le pays et a estimé que le Conseil devrait toujours envisager de le faire, le cas échéant.

Voir les interventions des représentants du Rwanda, du Burundi et de la République démocratique du Congo (RDC) dans le communiqué de presse de l'ONU.

Le 30 novembre dernier, le Conseil de sécurité avait décidé de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies au Burundi jusqu'au 15 janvier 2006, afin d'achever notamment son action de désarmement et de démobilisation, tout en prévoyant à terme la réduction de son personnel et sa fermeture.

Dans une déclaration à la presse, le Conseil avait appelé « le Palipehutu-FNL à s'associer au processus de paix, sans plus d'atermoiements ni de conditions » et a salué « la volonté affichée du gouvernement de parvenir à une solution pacifique ».

Le Représentant de la France avait présenté un exposé préliminaire le 15 novembre dernier (voir notre dépêche du 15 novembre 2005).

 

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