Jan Egeland au Zimbabwe pour évaluer les besoins humanitaires

5 décembre 2005

Le Coordonnateur de l'assistance humanitaire des Nations Unies, Jan Egeland, est arrivé hier au Zimbabwe pour une mission de trois jours au nom du Secrétaire général, afin d'évaluer les besoins humanitaires de la population, notamment après les expulsions massives de mai dernier.

« Dimanche, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, a rencontré le ministre des Communautés locales, des travaux publics et du développement urbain, Ignatius Chombo », a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

« Ils ont eu une discussion franche et directe sur la façon dont les Nations Unies, les ONG et d'autres partenaires humanitaires au Zimbabwe pourraient améliorer l'assistance humanitaire, notamment en matière d'abri temporaires », indique un communiqué du Centre d'information des Nations Unies publié le 4 décembre à Harare.

Jan Egeland a souligné le rôle critique du gouvernement pour faciliter les travaux des agences humanitaires, demandant à Ignatius Chombo : « aidez-nous à vous assister », ajoute le communiqué.

Aujourd'hui, le Secrétaire général adjoint a visité plusieurs sites à Harare, notamment un orphelin qui recueille des enfants atteints du VIH/sida, afin d'évaluer les conditions de vie des victimes de la campagne massive de destructions des bidonvilles entamée en mai dernier par les autorités, qui avait jeté dans la rue plus de 700.000 personnes (voir notre dépêche du 1er décembre 2005).

Il s'est aussi entretenu avec des chefs communautaires et religieux, ainsi que des représentants d'organisations non gouvernementales (ONG).

Demain, Jan Egeland visitera Bulawayo et le Sud-Matabeleland.

Il doit aussi rencontrer le président Robert Mugabe, avant de présenter une conférence de presse à l'issue de sa visite.

Le 31 octobre dernier, le Secrétaire général avait déploré le rejet par le gouvernement du Zimbabwe de l'aide des Nations Unies alors que des dizaines de milliers de personnes toujours étaient toujours sans-abri, des mois après la campagne d'expulsions entamée en mai dernier (voir notre dépêche du 31 octobre 2005).

Dans un rapport qualifié de « profondément alarmant » par le Secrétaire général, l'Envoyée de l'ONU au Zimbabwe avait dénoncé, le 22 juillet dernier, les destructions massives de bidonvilles, entreprises par les autorités du pays, laissant 700.000 personnes sans abri ou sans travail et provoquant une grave crise humanitaire (voir notre dépêche du 22 juillet 2005).

 

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