UNESCO : lancement d'un système d'alerte rapide aux tsunamis dans la Méditerranée et l'Atlantique du Nord-Est

23 novembre 2005

Des experts de 23 pays de la Méditerranée et de l'Atlantique du Nord-Est ont posé les fondations d'un système régional d'alerte rapide aux tsunamis lors d'une réunion qui s'est achevée hier à Rome, annonce l'agence des Nations Unies pour l'éducation et la culture.

« Organisée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et hébergée par les ministères italiens des Affaires étrangères et de l'Environnement, cette rencontre était la première réunion du Groupe intergouvernemental de coordination (GCI) qui supervisera la mise en œuvre et le fonctionnement du nouveau système », indique un communiqué publié aujourd'hui à Paris.

Les participants ont identifié les principaux besoins techniques du système et adopté un plan d'action pour 2006-2007.

« Le plan d'action vise à améliorer les capacités d'évaluation des dangers et des risques, à améliorer l'efficacité de l'alerte grâce à des informations concernant la sismologie, la géophysique et le niveau marin et à limiter les dégâts grâce à la planification côtière et à la sensibilisation du public aux risques côtiers », indique l'UNESCO.

Des tests sur le système d'alerte précoce seront conduits par le GCI afin que le premier système opérationnel soit en place pour décembre 2007.

Dans un message adressé aux participants de la réunion, le directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a souligné la nécessité d'avoir recours aux réseaux de détection européens existants, en mettant leur potentiel au service de l'alerte anti-tsunami.

« Cette approche stratégique est essentielle, a déclaré le directeur général, car la pérennité du système d'alerte dépend du fait que les réseaux de détection et les centres nationaux d'alerte anti-tsunami aient des fonctions multiples, qu'ils soient conçus pour répondre aux types d'événements météorologiques les plus fréquents dans leurs régions et qu'ils soient parfaitement connectés avec les systèmes nationaux d'urgence, afin que les plans de prévention à long terme puissent être mis en œuvre et que l'alerte puisse être donnée à temps par les agences responsables ».

Bien qu'ils soient moins fréquents que dans les océans Pacifique et Indien, des tsunamis liés à l'activité sismique dans la région de la Méditerranée et de l'Atlantique du Nord-Est ont déjà été enregistrés, rappelle l'agence des Nations Unies.

« En 1755, la ville de Lisbonne a été détruite par un tsunami provoqué par un fort tremblement de terre au niveau de la faille Açores-Gibraltar. Un autre tsunami, en 1908, a fait 85 000 victimes à Messine (Italie). On a aussi enregistré des tsunamis locaux le long des côtes de la Norvège, dans la Mer de Marmara et la Mer Noire ».

Le système d'alerte rapide aux tsunamis dans l'Atlantique du Nord-Est et la Méditerranée fait partie d'un système mondial d'alerte aux tsunamis et d'atténuation de leurs effets qui est coordonné par la COI.

Des systèmes similaires ont déjà été créés dans les océans Pacifique et Indien, et un système d'alerte pour les Caraïbes est actuellement en préparation. La prochaine réunion du GCI est prévue en mai 2006, indique l'UNESCO.

 

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