OCHA : l'insécurité alimentaire au Sahel au centre d'une réunion à Dakar mardi et mercredi

14 novembre 2005

Les Nations Unies lancent, pour la première fois, un dialogue entre acteurs humanitaires et agences de développement, sur les causes structurelles de l'insécurité alimentaire dans les pays du Sahel, qui se tiendra les 15 et 16 novembre à Dakar.

« Il est inadmissible que dans un monde d'abondance, sur une population de plus de 68 millions de personnes, une majorité soit en situation de malnutrition ou constamment menacée par la famine et que des enfants meurent parce que mal ou insuffisamment nourris », a déclaré Margareta Wahlström, coordinatrice adjointe des secours d'urgence des Nations Unies, dans un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) paru aujourd'hui à Dakar et à New York.

Depuis 1972, les pays du Sahel - Burkina Faso, Cap Vert, Gambie, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, et le Tchad -, vivent à intervalles réguliers des crises alimentaires et nutritionnelles aiguës – en moyenne tous les dix ans - qui mettent en danger la vie et la santé des populations, rappelle le communiqué.

« Certes, des raisons conjoncturelles, telles que la sécheresse ou les invasions de criquets, expliquent ces crises. Mais il existe aussi des raisons structurelles et culturelles à ces crises alimentaires », a expliqué Hervé Ludovic de Lys, directeur du bureau régional d'OCHA pour l'Afrique de l'Ouest, dont le siège est à Dakar.

« Et ce sont ces raisons structurelles que nous allons aborder afin que les crises alimentaires fassent enfin partie du passé en Afrique », a-t-il ajouté.

La conférence de Dakar sera ouverte par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, le représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique de l'Ouest, Ahmédou Ould Abdallah, et l'adjointe au Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, Margareta Wahlström.

La directrice du Bureau de la Prévention des crises et du relèvement du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Kathleen Cravero, les représentants des 9 pays concernés, des partenaires du développement, des représentants d'organisations non gouvernementales internationales, de la société civile et des experts du Sahel y participent également.

Malgré des progrès, l'insécurité alimentaire persiste au Niger et la prochaine production agricole ne sera pas suffisante pour nourrir la population, avait indiqué jeudi dernier OCHA (voir notre dépêche du 10 novembre 2005).

 

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