Après Paris, Kofi Annan en visite officielle au Caire

8 novembre 2005

Après Paris, première étape de sa tournée mondiale, le Secrétaire général a entamé aujourd'hui une visite officielle de deux jours au Caire où il a rencontré le ministre des Affaires étrangères égyptien, Ahmed Aboul Gheit, et le Secrétaire de la Ligue des Etats arabes, Amr Moussa, pour discuter des dossiers Liban/Syrie, Ethiopie/Erythrée, Israël/Palestine et de la réforme des Nations Unies.

S'adressant aux journalistes à l'issue de ces entretiens, « Kofi Annan a fait savoir que le ministre égyptien et lui-même espéraient que les Etats membres seraient en mesure de trouver un accord pour l'adoption d'une Convention générale sur le terrorisme, d'ici à la fin de l'année », a rapporté aujourd'hui la porte-parole adjointe du Secrétaire général, Marie Okabe, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Lors du sommet mondial qui s'est tenu à New York, au mois de septembre dernier, les Etats membres, qui avaient échoué une fois encore à se mettre d'accord sur une définition universelle du terrorisme, s'étaient engagés à travailler à une Convention générale (voir notre dépêche du 17 septembre 2005 sur les principaux points du sommet et celle du 7 octobre 2005 sur le projet de Convention générale).

Répondant à une question sur la coopération de la Syrie avec la Commission d'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, menée par Detlev Mehlis, le Secrétaire général a répondu que le président Bashar al-Assad lui avait confirmé que la Syrie coopérait pleinement.

A ce sujet, Kofi Annan a ajouté, au cours d'une autre rencontre avec la presse, qu'« il n'avait pas de problème » avec le fait que la Syrie mettait en place sa propre commission d'enquête.

Le Conseil de sécurité avait adopté, le 31 octobre dernier, une résolution qui demandait à la Syrie de coopérer avec la Commission Mehlis (voir notre dépêche du 31 octobre 2005 et celle du 25 octobre sur le rapport Mehlis).

En réponse à une question sur l'Iraq, le Secrétaire général s'est déclaré « très encouragé » par l'initiative de la Ligue des Etats arabes d'inviter les parties iraquiennes en Egypte pour une conférence de réconciliation.

« Le besoin de réconciliation est réel en Iraq », a ajouté Kofi Annan.

Au Caire, le Secrétaire général a également visité le « Village intelligent des Pyramides », un projet technologique soutenu par le gouvernement égyptien.

Il a aussi rendu hommage à Nadia Younes, décédée dans l'attaque perpétrée en 2003 contre le siège des Nations Unies à Bagdad, et qui était, selon le Secrétaire général, « l'archétype de la femme moderne égyptienne ».

Le Secrétaire général s'est entretenu hier à Paris, première étape de sa tournée, avec le président français, Jacques Chirac, de la situation en Syrie et au Liban, en Côte d'Ivoire et en Iraq, ainsi que de la réforme des Nations Unies.

Après l'Egypte, il se rendra en Arabie Saoudite, en Tunisie et au Pakistan. A Riyad, il rencontrera le prince Abdullah d'Arabie saoudite.

A Tunis, il ouvrira la deuxième partie du Sommet mondial de la société de l'information et participera au Forum mondial des médias électroniques qui verra le lancement d'un ordinateur portable à 100 dollars par le professeur Negroponte du MIT.

Au Pakistan, il tentera d'attirer à nouveau l'attention de la communauté internationale sur la nécessité d'accroître l'aide aux centaines de milliers de victimes du tremblement de terre avant l'arrivée de l'hiver.

Il visitera des zones détruites par le séisme qui a frappé le pays le 8 octobre dernier et s'entretiendra avec le président Musharraf.

Hier, dans une conférence presse donnée au siège de l'ONU à New York, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, a indiqué que 200.000 personnes étaient toujours coupées du monde, dans les zones montagneuses, prisonnières du froid, et rappelé qu'il ne restait plus que deux semaines pour les sauver (voir notre dépêche du 7 novembre 2005).

Le Secrétaire général avait également prévu de se rendre en Iran mais a décidé d'annuler sa visite prévue, après les propos « consternants » du président Mahmoud Ahmadinejad appelant à « rayer Israël de la carte ».

« Le Secrétaire général et le gouvernement iranien ont convenu que le moment n'était pas approprié pour lui de se rendre en Iran », a annoncé vendredi dernier son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un message transmis à la presse (voir notre dépêche du 7 novembre 2005).

 

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