Kofi Annan annule son voyage en Iran

7 novembre 2005

Le Secrétaire général a entamé aujourd'hui une tournée mondiale qui le mènera de la France au Pakistan et décidé d'annuler sa visite prévue en Iran, après les propos « consternants » du président Mahmoud Ahmadinejad appelant à « rayer Israël de la carte ».

« Le Secrétaire général et le gouvernement iranien ont ont convenu que le moment n'était pas approprié pour lui de se rendre en Iran », a annoncé vendredi dernier son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un message transmis à la presse.

« Compte tenu de la polémique actuelle, il aurait été difficile de promouvoir les thèmes qu'il souhaitait abordé avec leaders iraniens », a ajouté Stéphane Dujarric.

Dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité, avait condamné, le 28 octobre dernier, les propos du président iranien Mahmoud Ahmadinejad (voir notre dépêche du 28 octobre 2005).

Alors qu'il avait prévu de se rendre en Iran, dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient, le Secrétaire général s'était déclaré, le 27 octobre dernier, « consterné » par les déclarations du président iranien (voir notre dépêche du 27 octobre 2005).

Selon les informations parues dans la presse, Mahmoud Ahmadinejad a officiellement endossé, le 26 octobre, l'appel de l'Ayatollah Ruhollah Khomeini, chef de la révolution islamique iranienne, à « rayer Israël de la carte », lors d'une conférence intitulée « Un monde sans sionisme ».

Dans son message transmis vendredi, le porte-parole a par ailleurs annoncé que Kofi Annan entamerait sa tournée mondiale par une rencontre avec le président Chirac, aujourd'hui lundi, à Paris.

Le Secrétaire général se rendra ensuite en Egypte, en Arabie Saoudite, en Tunisie et au Pakistan, a-t-il ajouté.

Le conflit israélo-palestinien et l'Iraq seront à l'ordre du jour des discussions avec les leaders du Moyen-Orient.

Au Caire, Kofi Annan rencontrera le président Hosni Moubarak et le président de la Ligue des Etats arabes, Amr Moussa. Il visitera, par ailleurs, le « Village intelligent des Pyramides », un projet technologique mis en place par le gouvernement égyptien.

A Riyad, il rencontrera le prince Abdullah d'Arabie saoudite.

A Tunis, il ouvrira la deuxième partie du Sommet mondial de la société de l'information et participera au Forum mondial des médias électroniques qui verra le lancement d'un ordinateur portable à 100 dollars par le professeur Negroponte du MIT.

Il se rendra enfin au Pakistan pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la nécessité d'accroître l'aide aux centaines de milliers de victimes du tremblement de terre avant l'hiver. Il visitera des zones détruites par le séisme qui a frappé le pays le 8 octobre dernier et s'entretiendra avec le président Musharraf.

Le 31 octobre dernier, le Bureau de la Coordination humanitaire des Nations Unies (OCHA) avait prévenu que la perspective d'une « deuxième vague » de victimes continuait de planer sur le Pakistan, alors que des milliers de blessés étaient toujours coupés du monde, isolés dans les zones montagneuses, sans nourriture et sans abri, trois semaines après la catastrophe (voir notre dépêche du 31 octobre 2005).

Le Secrétaire général avait lancé, le 19 octobre dernier, un appel à accroître les contributions financières et matérielles aux 4 millions de personnes touchées par le tremblement de terre au Pakistan, prévenant qu'une « deuxième vague » de victimes était à craindre si l'on n'agissait pas au plus vite (voir notre dépêche du 19 octobre 2005).

 

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