Kosovo : le Finlandais Martti Ahtisaari nommé Envoyé spécial pour superviser les pourparlers sur le statut final

2 novembre 2005

Le Secrétaire général a informé hier le Conseil de sécurité de sa décision de nommer l'ancien président de la Finlande, Martti Ahtisaari, au poste d'Envoyé spécial chargé de superviser les pourparlers sur le statut final du Kosovo.

« Le 24 octobre, le Conseil de sécurité avait approuvé les conclusions de Kofi Annan, selon lesquelles le moment était venu pour cette province de passer à la phase suivante de son processus politique », a rappelé hier Stéphane Dujraric, porte-parole du Secrétaire général, lors de son point quotidien avec la presse, su siège de l'ONU, à New York.

« Les qualités de négociateur de Martti Ahtisaari, son leadership reconnu, son expérience antérieure au sein des Nations Unies et sa connaissance de la région des Balkans en font le candidat idéal à cette fonction », a affirmé le porte-parole.

« Le Secrétaire général a également fait part au Conseil de sécurité de son intention de nommer Albert Rohan, ancien Secrétaire général du ministère autrichien des affaires étrangères, au poste d'adjoint de Martti Ahtisaari », a étalement annoncé Stéphane Dujarric.

« Les pourparlers sur le statut final du Kosovo se tiendront dans le cadre de la résolution 1244 (1999) et des déclarations présidentielles pertinentes du Conseil de sécurité », a-t-il souligné.

Kai Eide, Envoyé spécial pour un examen global du Kosovo, s'était déclaré, le 24 octobre dernier devant le Conseil de sécurité, « favorable » au lancement des pourparlers sur le statut final, sans plus attendre, même si les positions des parties restaient diamétralement opposées et même si les perspectives d'un véritable processus de réconciliation étaient modestes.

Au cours d'une séance publique, Kai Eide avait exposé aux membres du Conseil les grandes lignes de son rapport remis au Secrétaire général.

Au cours de cette même séance, Søren Jessen-Petersen, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), avait lui estimé que « le règlement du statut du Kosovo ne pourra avoir qu'un effet positif pour la Serbie, dans son ensemble ».

Le représentant de la Serbie-et-Monténégro s'était déclaré pour sa part prêt à accorder une autonomie substantielle au Kosovo, écartant ainsi l'hypothèse de l'indépendance (voir notre dépêche du 24 octobre 2005 et celle du 21 octobre 2005).

 

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