Côte d'Ivoire : le Secrétaire général appelle les parties à rester engagées dans le processus de paix

31 octobre 2005

Regrettant que le président du Nigeria n'ait pas pu, pour des raisons personnelles, se rendre en Côte d'Ivoire en vue de consulter les parties ivoiriennes sur la nomination d'un Premier ministre, le Secrétaire général a appelé samedi dernier toutes les parties à rester engagés dans le processus de paix en cours.

« Les dispositions proposées par l'Union africaine (UA) le 6 octobre, qui ont été entérinées par le Conseil de sécurité, offrent un cadre clair pour la gouvernance du pays et pour faire avancer le processus de paix en Côte d'Ivoire après le 30 octobre », a rappelé le Secrétaire général dans un message transmis samedi dernier par son porte-parole.

« En raison de la perte tragique de sa femme, le président Obasanjo du Nigeria n'a pas pu se rendre en Côte d'Ivoire pour consulter toutes les parties ivoiriennes sur la mise en œuvre de la décision de l'Union africaine et de la résolution 1633 (2005), y compris la nomination d'un nouveau Premier Ministre », a-t-il affirmé.

« Dans cette attente, j'appelle toutes les parties ivoiriennes et leurs partisans à éviter toute action susceptible de créer des tensions et à rester engagés dans le processus de paix en cours, dont l'objectif est de rétablir une paix durable et la stabilité dans leur pays », a-t-il déclaré.

« Je les invite également à continuer à travailler avec leurs partenaires internationaux dans le cadre des arrangements politiques actuels, dans l'attente de la prochaine visite du Président Obasanjo en Côte d'Ivoire », a-t-il ajouté.

Jeudi dernier, le Secrétaire général avait déjà appelé toutes les parties ivoiriennes à s'engager à mettre en œuvre la résolution 1633 du Conseil de sécurité qui appelle notamment à la nomination d'un Premier ministre « acceptable » pour toutes les parties ivoiriennes signataires de l'Accord de Linas-Marcoussis (voir notre dépêche du 27 octobre 2005).

Dans sa résolution 1633, adoptée le 21 octobre dernier, le Conseil de sécurité avait souscrit à la décision de l'UA, selon laquelle le président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, demeurerait chef de l'État à partir du 31 octobre prochain, face à l'impossibilité d'organiser des élections présidentielles à la date prévue, le 30 octobre (voir notre dépêche du 21 octobre 2005).

Le 6 octobre dernier, à Addis-Abbeba, le Conseil de la paix et de la sécurité de l'UA avait décidé le maintien au pouvoir du président Gbagbo, pendant une période de 12 mois au maximum. Il avait également prévu qu'un Premier ministre soit nommé (voir notre dépêche du 14 octobre 2005).

 

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