Assemblée générale : adoption d'une résolution sur les accidents de la route qui tuent 3000 personnes par jour

26 octobre 2005

Préoccupée par l'augmentation, surtout dans les pays en développement, du nombre des victimes de la route, l'Assemblée générale a adopté aujourd'hui une résolution pour la sécurité routière et contre les accidents de la route qui tuent 1,2 millions de personnes dans le monde chaque année.

Dans sa résolution adoptée aujourd'hui sans vote, l'Assemblée générale invite les Etats membres à suivre les recommandations formulées dans le Rapport mondial sur la prévention des traumatismes dus aux accidents de la circulation routière élaboré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Utiliser des ceintures de sécurité et des dispositifs de retenue des enfants, utiliser des casques, ne pas conduire en état d'ivresse, ne pas faire d'excès de vitesse figurent notamment parmi les recommandations.

La résolution invite également l'OMS à organiser la première Semaine des Nations Unies pour la sécurité routière mondiale qui servira de tremplin à des activités mondiales et régionales, mais surtout nationales et locales, de sensibilisation aux problèmes de sécurité routière.

Les États membres sont en outre invités à célébrer chaque année, le troisième dimanche de novembre, la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière, en hommage aux victimes des accidents de la route et à leur famille.

Les accidents de la route constituent l'une des principales causes de mortalité dans le monde.

Plus fréquents dans les zones urbanisées des pays en développement, ces accidents font chaque année près de 1,2 million de morts - soit plus de 3.000 par jour - et des dizaines de millions de blessés dont certains restent handicapés.

Selon les prévisions de l'OMS, ce phénomène connaît une telle progression que le nombre des victimes des accidents de la route pourrait, d'ici à 2020, dépasser celui du VIH/sida.

Outre les souffrances humaines considérables qu'ils causent, ces accidents ont un impact négatif sur les conditions économiques et sociales de chaque communauté, en particulier dans les pays en développement. Leur coût est estimé à 500 milliards de dollars par an, dont 65 milliards supportés par les pays en développement, soit le montant total de l'aide publique au développement qu'ils reçoivent.

Cette situation est d'autant plus alarmante qu'elle est prévisible et que l'on pourrait la prévenir car nous disposons des outils et des connaissances nécessaires pour empêcher ces morts, a souligné le représentant d'Oman, qui a présenté le projet de résolution.

Face à ce fléau, qui est une épidémie, peu reconnue comme telle, le fatalisme constitue le plus gros problème, a-t-il constaté.

Si l'on veut mettre en œuvre les programmes liés à la sécurité routière, les pays en développement et les pays pauvres ont besoin de ressources financières que seule la coopération renforcée avec les commissions et institutions des Nations Unies au niveau régional peut apporter, a-t-il ajouté.

Voir l'ensemble des déclarations de la séance dans le communiqué de presse de l'ONU, publié aujourd'hui à New York.

 

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