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Sommet 2005 : bilan de la mise en œuvre des réformes par le Secrétariat

Sommet 2005 : bilan de la mise en œuvre des réformes par le Secrétariat

Lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York, le responsable de la planification des politiques a présenté l'état d'avancement des travaux du Secrétariat sur la mise en œuvre des réformes décidées par les Etats membres lors du sommet de septembre dernier.

Le Secrétaire général a divisé les travaux de mise en œuvre du document final du sommet mondial en quatre groupes principaux, a indiqué aujourd'hui Robert Orr, Sous-Secrétaire général à la planification des politiques, qui venait présenter le dernier rapport du Secrétaire général sur la question.

image• Retransmission de la conférence de presse de Robert Orr[47mins]

Le premier de ces domaines comprend les activités liées aux innovations institutionnelles, notamment l'appui aux instances intergouvernementales qui examinent les modalités de fonctionnement de la future Commission de consolidation de la paix du futur Conseil des droits de l'homme, le Bureau d'appui à la consolidation de la paix et le Fonds pour la consolidation de la paix, indique le rapport du Secrétaire général.

« Sur la Commission de consolidation de la paix, un bureau d'appui qui sera destiné à soutenir les travaux de la Commission a déjà été créé », a déclaré aujourd'hui Robert Orr, qui a précisé que la Commission ferait partie du bureau du Secrétaire général.

Quant au Conseil des droits de l'homme, « le Secrétaire général attend les travaux des Etats Membres », qui se déroulent à l'Assemblée générale sur la forme définitive de cette future institution (voir, sur le plan de travail de l'Assemblée générale sur la réforme, notre dépêche du 30 septembre 2005).

« Sur le Fonds pour la consolidation de la paix, près de 15 pays ont fourni 40 millions de dollars. La première réunion du conseil d'administration doit avoir lieu début novembre ». C'est un délai record pour une réforme de ce type, a-t-il souligné.

Par ailleurs, sur le terrorisme, « le Secrétaire général fournira au printemps prochain une nouvelle version de ses propositions formulées en mars dernier à Madrid », (voir notre dépêche du 10 mars 2005), ainsi qu'une stratégie internationale contre le terrorisme.

Ce domaine comprend aussi les analyses et recommandations demandées à l'appui du réexamen des programmes et autres mandats découlant de décisions des organes délibérants qui remontent à plus de cinq ans, indique le rapport.

« Il s'agit peut-être de la demande la plus ambitieuse de la part des Etats Membres au Secrétariat, qui devra revoir 50 ans de mandats » afin d'en déterminer la pertinence, a souligné Robert Orr. Il a précisé qu'il n'existait même pas de liste recensant toutes les tâches confiées par les organes dirigeants de l'ONU – l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité, le Conseil économique et social - au Secrétariat.

Le deuxième domaine comprend le remaniement du dispositif de contrôle interne et d'audit, y compris la création d'un Bureau de l'éthique professionnelle et le renforcement des règles régissant les obligations de déclaration de situation financière des fonctionnaires et la mise en place d'un nouveau dispositif de contrôle interne qui comportera un Comité de contrôle rendant compte de ses travaux à l'Assemblée générale, indique le rapport.

« La création d'un Bureau de l'éthique sera officielle dans une dizaines de jours ». Il sera notamment chargé de promulguer les règles de protection des dénonciateurs d'abus [whistleblowers]. Le chef de ce Bureau aura rang de Sous-Secrétaire général, ce qui montre son importance.

S'agissant par ailleurs du renforcement du système d'audit interne, la première phase interne est presque achevée et la phase II, qui prévoit une étude externe sera commissionnée en novembre.

La création d'un conseil de surveillance indépendant doit être proposée à l'Assemblée générale au plus tard à la fin de l'année.

Le troisième domaine comprend le réexamen des réglementations, règles et politiques concernant les questions financières et les ressources humaines et la mise en place du programme de départs négociés.

Enfin, le quatrième domaine comprend la réalisation d'une étude visant à déterminer la cohérence de l'action dans le système des Nations Unies.

« Dans ce domaine, nous avons déjà fait d'immenses progrès depuis 10 ans, mais le Secrétaire général tient à approfondir ces efforts », a souligné Robert Orr.

Voir également le dernier rapport du Bureau des services de contrôle interne (BSCI, OIOS selon son acronyme anglais)

image• Retransmission de la conference de presse de Inga-Britt Ahlenius, chef du BSCI[79mins]