Côte d'Ivoire : le chef du Comité des sanctions arrivé à Abidjan

18 octobre 2005

Le président du Comité des sanctions pour la Côte d'Ivoire du Conseil de sécurité, arrivé aujourd'hui à Abidjan, mènera pendant trois jours des consultations qui pourraient l'amener à désigner certains individus responsables d'entraves au processus de paix ou de violations des droits de l'homme dans le pays.

Adamantios Vassilakis, président du Comité des sanctions pour la Côte d'Ivoire du Conseil de sécurité, est arrivé aujourd'hui à Abidjan pour une visite de trois jours, a indiqué le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

« Au cours de son séjour, Adamantios Vassilakis, Représentant permanent de la Grèce, sera reçu par le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Seydou Diarra et aura des entretiens avec des membres du gouvernement de réconciliation nationale et des présidents d'Institutions », indique l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ) dans un communiqué publié hier à Abidjan.

« Sur son programme figure également une rencontre avec les ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité accrédités en Côte d'Ivoire. Des réunions sont prévues avec les responsables des organes de régulation de la presse ivoirienne, des organisations des Droits de l'Homme et avec le corps diplomatique », ajoute l'ONUCI.

« Adamantios Vassilakis discutera par ailleurs avec les différents signataires de l'Accord de Linas Marcoussis et avec les responsables des organisations politiques et économiques sous-régionales et internationales impliquées dans la résolution de la crise ivoirienne ».

« La nouvelle Commission Electorale Indépendante (CEI) lui sera également présentée au cours de son séjour. Il rencontrera par ailleurs le président de l'Assemblée nationale avant de se rendre à Bouaké pour des entretiens avec le Secrétaire général des Forces Nouvelles Guillaume Soro. Il aura également des échanges de vues avec le Président Henri Konan Bédié », précise le communiqué.

En septembre dernier, les membres du Conseil de sécurité avaient appuyé la visite dans la région de l'Ambassadeur Vassilakis, président du Comité créé par la résolution résolution1572 (2004) du Conseil de sécurité, afin de désigner les personnes « qui font peser une menace sur le processus de paix et de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire ou qui seraient reconnues responsables de violations graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire en Côte d'Ivoire » (voir notre dépêche du 22 septembre 2005).

Dans son dernier rapport sur l'ONUCI, le Secrétaire général avait appelé au rétablissement de la Commission électorale indépendante et à la prise de sanctions ciblées contre ceux qui entravent le processus de paix (voir notre dépêche du 29 septembre 2005).

Les parties n'ayant pas rempli leurs obligations aux termes des accords de paix et les préparatifs des élections prévues le 30 octobre 2005 n'ayant pas été mis en œuvre, le Conseil de sécurité a approuvé le 14 octobre dernier, dans une déclaration présidentielle les décisions prises par l'Union africaine, lors du sommet d'Addis-Abeba, qui prévoient notamment le maintien au pouvoir du président Gbagbo en Côte d'Ivoire et l'organisation d'élections présidentielles dans le pays d'ici au 30 octobre 2006 (voir notre dépêche du 14 octobre 2005).

Le Conseil de sécurité sera saisi aujourd'hui d'un projet de résolution prorogeant le mandat du Groupe d'expert constitué en vertu de sa résolution au 15 décembre 2005), chargé de procéder à la surveillance du respect de l'embargo sur les armes décrété par la résolution1572 (2004).

 

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