Côte d'Ivoire : le Conseil de sécurité adopte le plan de l'Union africaine

14 octobre 2005

Le Conseil de sécurité a approuvé aujourd'hui dans une déclaration présidentielle les décisions prises par l'Union africaine, lors du sommet d'Addis-Abeba, qui prévoient notamment le maintien au pouvoir du président Gbagbo en Côte d'Ivoire et l'organisation d'élections présidentielles dans le pays d'ici au 30 octobre 2006.

« Le Conseil de sécurité fait sienne la décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine (UA) sur la situation en Côte d'Ivoire, adoptée à l'occasion de sa 40e réunion au niveau des chefs d'Etat et de Gouvernement, tenue le 6 octobre 2005 à Addis Abeba », et « exprime son intention de prendre au plus vite toutes les mesures nécessaires pour appuyer comme il convient sa mise en oeuvre, afin d'organiser des élections libres, justes, ouvertes, transparentes et crédibles aussitôt que possible et au plus tard le 30 octobre 2006 », a déclaré son président pour le mois d'octobre, le Représentant de la Roumanie Mihnea Ioan Motoc.

« Le Conseil de sécurité prend note, en particulier, de la demande du Conseil de Paix et de Sécurité relative au renforcement des effectifs de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) », a ajouté le président.

« Le Conseil de sécurité exprime son intention de considérer s'il convient de fournir des ressources supplémentaires à l'ONUCI à l'occasion de son prochain examen de la question », a-t-il précisé.

Dans sa déclaration, le Conseil exige la mise en œuvre des accords de Linas-Marcoussis, « sans délai » et « conformément à la décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine ».

Il se félicite de la prochaine visite en Côte d'Ivoire d'une délégation conduite par les présidents Olusegun Obasanjo et Thabo Mbeki, et apporte également tout son appui à la prochaine visite dans la région du président du Comité des sanctions établi par la résolution 1572.

L'UA avait demandé hier au Conseil de sécurité d'endosser les décisions prises, lors du sommet d'Addis-Abbeba, sur la marche à suivre en Côte d'Ivoire après le 30 octobre, en l'absence de la tenue des élections présidentielles prévues par la Constitution (voir notre dépêche d'aujourd'hui sur la question).

Le 6 octobre dernier, à Addis-Abbeba, le Conseil de la paix et de la sécurité de l'UA a décidé que le président Gbagbo resterait chef d'État après le 30 octobre, pendant une période de 12 mois au maximum.

Le Conseil de l'UA prévoit également qu'un premier ministre, considéré comme acceptable pour l'ensemble des parties signataires des Accords de Linas-Marcoussis, soit nommé.

Dans son dernier rapport sur l'ONUCI, publié le 29 septembre, le Secrétaire général avait appelé au rétablissement de la Commission électorale indépendante.

Il avait aussi appelé le Conseil de sécurité à prendre des sanctions ciblées contre les individus qui entravent le processus de paix et notamment celles envisagées dans résolution 1572 - gel des avoirs et interdictions de voyager pour les sanctions individuelles (voir notre dépêche du 29 septembre 2005).

Dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité avait annoncé, le 22 septembre dernier, que son Comité des sanctions concernant la Côte d'Ivoire se rendrait prochainement dans le pays – le 17 octobre - afin de désigner les personnes qui font peser une menace sur le processus de paix et qui pourraient être visées par les sanctions prévues.

 

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