Le Secrétaire général salue l'attribution à l'AIEA du prix Nobel de la paix

7 octobre 2005
Mohamed ElBaradei, Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de 1997 à 2009

Le Secrétaire général a salué aujourd'hui l'attribution du prix Nobel de la paix 2005 à l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'agence du système des Nations Unies chargée notamment de maîtriser la prolifération nucléaire, et à son directeur général, Mohamed ElBaradei.

« Depuis 1957, l'AIEA a œuvré sans relâche et avec expertise pour enrayer la prolifération des armes nucléaires et promouvoir des utilisations sûres et pacifiques de la technologie nucléaire. Depuis 1997, Mohamed ElBaradei a mené avec beaucoup de compétence cette mission essentielle », indique un message transmis aujourd'hui par le porte-parole du Secrétaire général.

« Ce prix vient à point nommé pour rappeler le besoin pressant de progresser sur la question de la non-prolifération et du désarmement nucléaires, à un moment où les armes de destruction massive continuent de constituer une grave menace pour nous tous », ajoute le message.

Le Secrétaire général se félicité du fait qu'avec ce prix, l'AIEA rejoigne le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l'OIT, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), les forces de maintien de la paix, Ralph Bunche, Dag Hammarskjöld et l'ONU elle-même au nombre des lauréats du prix Nobel de la paix.

Dans un communiqué de l'AIEA publié également aujourd'hui à Vienne, Mohamed ElBaradei a déclaré aujourd'hui qu'il ressentait « de la gratitude, de la fierté et de l'espoir » à l'idée de partager cette récompense prestigieuse avec l'organisation qu'il dirige.

Ce prix « renforce notre détermination à un moment où nous entamons un chemin difficile », a-t-il affirmé, estimant qu'il « donne une importance et un élan » particulier aux efforts de l'agence.

« L'AIEA a été créée sur la base d'un credo simple : 'l'atome pour la paix' – afin que la science nucléaire soit employée dans la sécurité pour le bien de l'humanité et non pas pour sa destruction », a dit Mohamed ElBaradei.

L'attribution de ce prix intervient dans le contexte de négociations intenses avec l'Iran afin qu'elle renonce à la production de matériau nucléaire de qualité militaire et avec la Corée du Nord afin qu'elle abandonne les armes atomiques qu'elle allègue avoir fabriqué.

Elle intervient aussi après les échecs de la dernière conférence sur le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et du sommet mondial qui s'est tenu à New York en septembre, en ce que son document final s'abstenait totalement de traiter des questions du désarmement et de la non-prolifération.

Les experts de la Première Commission de l'Assemblée générale, réunis en ce moment à New York, se sont donnés pour tâche de relancer le processus multilatéral de désarmement et la lutte internationale contre la prolifération nucléaire (voir notre dépêche du 4 octobre).

 

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