La Convention contre la corruption entrera en vigueur grâce aux ratifications en marge du sommet

16 septembre 2005

La ratification hier par l'Équateur de la Convention des Nations Unies contre la corruption a enclenché le processus à l'issue duquel, dans 90 jours, soit le 14 décembre 2005, ce texte entrera en vigueur, indique l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

La ratification hier par l'Équateur de la Convention des Nations Unies contre la corruption a enclenché le processus à l'issue duquel, dans 90 jours, soit le 14 décembre 2005, ce texte entrera en vigueur, indique l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

« La Convention est le premier instrument mondial destiné à aider les États membres à combattre la corruption, dans les secteurs public et privé. Le mécanisme prévu dans la Convention qui permet aux États de récupérer les milliards de fonds détournés est une première dans ce domaine », indique un communiqué de presse de l'ONU publié hier à New York.

« Moins de deux ans après l'adoption, en décembre 2003, de la Convention contre la corruption, et grâce aux efforts de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le processus d'entrée en vigueur peut commencer », ajoute le communiqué.

« Le mécanisme de recouvrement des fonds est, selon Antonio Maria Costa, directeur de l'ONUDC, prometteur pour les pays dont la trésorerie a été pillée par des fonctionnaires corrompus ».

image• Retransmission de la conférence de presse donnée par Antonio Maria Costa, directeur de l'ONUDC, hier au siège de l'ONU[30mins]

« La Convention offre aux pays africains les outils juridiques nécessaires pour transformer leurs économies et fournit aux États membres les principes directeurs utiles pour l'élaboration d'une législation cohérente de lutte contre la corruption », rappelle l'ONUDC.

« La Convention appelle également à une plus grande coopération entre les États et à une aide réciproque, particulièrement dans le domaine du blanchiment de l'argent. En ce qui concerne la prévention, il est prévu que les États demandent à la société civile de s'impliquer dans les campagnes de lutte contre la corruption », ajoute-t-elle.

Le 9 septembre dernier, Antonio Maria Costa avait rappelé en référence aux « blocages souvent posés par certains pays », que la Convention contre la corruption stipulait que le secret bancaire ne peut plus être invoqué pour refuser de répondre aux enquêtes sur le détournement des fonds déposés dans des pays tiers (voir notre dépêche du 9 septembre 2005).

 

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