Tony Blair et Pervez Mousharaf appellent à la pleine mise en œuvre de la résolution condamnant l'incitation au terrorisme

14 septembre 2005

Le Premier ministre britannique a exprimé aujourd'hui, aux côtés du président du Pakistan, l'espoir que la résolution adoptée aujourd'hui par le Conseil de sécurité soit pleinement mise en œuvre pour lutter non seulement contre les terroristes mais aussi ceux qui incitent à la haine. Pervez Mousharaf a présenté un plan pour combattre le terrorisme et l'extrémisme au Pakistan.

« Le président Pervez Mousharaf et moi-même allons continuer la lutte contre le terrorisme, non seulement au Pakistan mais aussi ailleurs », a déclaré aujourd'hui le Premier ministre britannique, Tony Blair, lors d'un point de presse conjoint au siège de l'ONU, à New York.

Interrogé sur la résolution adoptée aujourd'hui à l'ONU condamnant le terrorisme sous toutes ses formes, à l'initiative du Royaume-Uni, Tony Blair a estimé qu'il fallait maintenant s'assurer que l'on mettrait effectivement en œuvre la résolution adoptée, et que l'on lutterait non seulement contre les terroristes mais aussi contre ceux qui incitent au terrorisme (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

Pour sa part le président du Pakistan a présenté une stratégie nationale pour lutter contre le terrorisme, introduisant une distinction entre terrorisme et extrémisme.

« Nous devons lutter contre le terrorisme et le détruire », a-t-il déclaré, précisant qu'il n'y avait pas de doute sur le fait que « le terrorisme est défini par le meurtre de civils innocents, que ce soit au Pakistan, à Londres ou à Charm el-cheikh ».

« Le terrorisme doit être combattu par la force militaire, et il faut coopérer au niveau international, notamment par l'échange de renseignements et le gel des avoirs financiers. L'extrémisme, qui est un état d'esprit, doit être vaincu par les esprits et par les cœurs », a déclaré Pervez Mousharaf.

« Le plan en six points que nous avons mis en place vise tout d'abord à empêcher les organisations extrémistes de refaire surface. Nous nous attaquerons à la chaîne de publication qui diffuse les messages extrémistes. Par ailleurs, toute mosquée utilisée pour répandre l'extrémisme fera aussi l'objet de mesures pour y mettre fin », a expliqué Pervez Mousharaf.

« A plus long terme, nous procédons à une révision des manuels scolaires. Par le passé, nos programmes scolaires ont créé une mécompréhension, y compris parmi les sectes de l'Islam », a-t-il souligné.

« En outre, dans les madrasas [écoles coraniques], nous demandons aux professeurs d'enseigner toutes les matières, et pas seulement le Coran, afin que les étudiants puissent suivre les examens normaux et trouver un emploi dans la société ».

« Enfin, nous devons lancer une renaissance islamique. Nous avons laissé la compréhension de notre religion à des gens qui ne comprennent pas son essence véritable, qui est celle du développement personnel et de la responsabilité de l'individu face à sa société », a déclaré le Président du Pakistan.

Vivement interrogé par ailleurs sur une rencontre avec Ariel Sharon, le Premier ministre israélien, le Président Mousharaf a indiqué qu'il était en discussion avec un groupe de personnes, qu'Ariel Sharon a joint le groupe, lui a serré la main, qu'il lui a serré la main en retour et qu'ils se sont mutuellement demandés comment ils allaient.

 

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