Terrorisme, développement, Iraq et réforme de l'ONU, au centre du discours du Président Bush

14 septembre 2005

Dans son discours prononcé aujourd'hui à l'Assemblée générale, le président des Etats-Unis a appelé la communauté internationale à adopter une Convention sur le terrorisme, à achever le cycle de Doha, à soutenir la mise en place des institutions en Iraq et à réformer la gestion de l'ONU ainsi que les institutions des droits de l'homme.

Le président des Etats-Unis a appelé les Etats membres à adopter une « Convention globale sur le terrorisme international ». « Aucune cause, ni revendication ne peut justifier ou légitimer l'assassinat de civils de manière délibérée ou ciblée par les terroristes », a déclaré George Bush, président des Etats-Unis, lors d'un discours prononcé à l'Assemblée générale, quelques minutes après l'ouverture du sommet mondial 2005.

Le président Bush a aussi appelé à la signature et à la mise en œuvre de la « Convention pour la répression des actes de terrorisme nucléaire » de manière à ce que « tout ceux qui tentent de s'emparer de matériaux radioactifs ou d'engins nucléaires soient poursuivis et extradés, où qu'ils soient ».

Il a aussi reconnu que « la guerre contre le terrorisme ne se gagnerait pas seulement avec les armes ». « Il faut combattre les terroristes sur le terrain, il faut aussi vaincre la bataille des idées. Il faut changer les conditions qui permettent aux terroristes de prospérer, en donnant l'espoir de la liberté à des millions de personnes qui ne l'ont jamais connue », a-t-il affirmé.

Au chapitre du développement, le président Bush a déclaré que les Etats-Unis s'étaient engagés à mettre en œuvre les objectifs du Millénaire pour le développement (ODM). « Pour répandre l'espoir, les Etats-Unis, a-t-il souligné, sont déterminés à aider les pays à lutter contre la pauvreté. Nous sommes déterminés à réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement. C'est un agenda ambitieux, qui va de réduire de moitié la pauvreté et la faim dans le monde, à s'assurer que chaque garçon et chaque fille dans le monde ait accès à l'éducation primaire, et à l'arrêt de la progression du sida d'ici à 2015 ».

Sur la question du financement du développement, le président a appelé les pays du monde entier à « mettre en œuvre le Consensus de Monterrey », c'est-à-dire, selon lui, « créer un partenariat intelligent entre les pays développés et en développement pour remplacer l'ancienne relation donateur-bénéficiaire », mais aussi « permettre à tous les pays en développement de participer pleinement à l'économie mondiale, avec tous les bénéfices qu'on peut en tirer et toutes les responsabilités nécessaires ».

Le président a aussi appelé à achever le cycle de Doha, « le chemin le plus prometteur » pour réduire la pauvreté. « Dans une lettre qu'il m'a écrite au mois d'août, le Secrétaire général, saluant les travaux du G-8, m'a fait remarquer que l'aide au développement et l'allègement de la dette ne seraient pas suffisant. Le Secrétaire général a dit que nous devions aussi réduire les barrières douanières et les subventions qui freinent les pas en développement. Je suis d'accord avec le Secrétaire général », a-t-il expliqué.

Plus précisément encore, il a appelé à « supprimer les subventions agricoles qui fausse le commerce et freine le développement » et à « supprimer les tarifs douaniers et autres barrières pour ouvrir les marchés aux agriculteurs du monde entier ».

Rappelant que les Nations Unies avaient joué un rôle vital dans le succès des élections de janvier en Iraq, le président des Etats-Unis a aussi appelé l'ONU, ainsi que ses Etats Membres, à continuer à soutenir la population iraquienne à mettre en place de manière complète toutes ses institutions. « Le monde entier a un intérêt vital à obtenir le succès d'un Iraq libre et aucun pays civilisé n'a un intérêt à l'émergence d'un nouvel Etat terroriste dans ce pays », a-t-il déclaré.

A propos de la réforme, George Bush a appelé à une réforme de la gestion des Nations Unies et, d'une manière générale, à faire des Nations Unies une organisation « forte, efficace, délivrée de la corruption et responsable ». « Les réformes des institutions devront intégrer des mesures pour améliorer les contrôles internes, identifier comment réduire les coûts et s'assurer que les dépenses sont utilisés selon les objectifs prévus », a-t-il proposé.

Le président Bush a également appelé à une réforme des institutions chargées de protéger les droits de l'homme et dénoncé le fonctionnement de l'actuelle Commission des droits de l'homme. « Quand cette grande institution des Etats membres choisit des pays connus pour ne pas respecter les droits de l'homme pour siéger à la Commission des droits de l'homme, ils discréditent un effort noble et sapent la crédibilité de toute l'Organisation », a-t-il dénoncé. « Si les pays membres veulent que les Nations Unies soient respectées – respectées et efficaces – ils doivent d'abord commencer par faire en sorte qu'elles soient respectables », a-t-il conclu.

Le président des Etats-Unis avait ouvert son allocution en remerciant la communauté internationale pour son aide apportée aux victimes de l'ouragan Katrina, rappelant que, comme l'avait illustré la crise du tsunami, « le monde fait preuve de plus de compassion et d'espoir lorsqu'il agit collectivement ».

« C'est cette vérité qui a conduit à la création des Nations Unies », a-t-il affirmé.

 

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