Kofi Annan en visite au Niger frappé par la famine

23 août 2005

Le Secrétaire général a entamé aujourd'hui une visite de deux jours au Niger pour apporter son soutien à ce pays du Sahel frappé par une grave crise alimentaire qui touche maintenant plus de trois millions de personnes et pour attirer l'attention de la communauté internationale.

Le Secrétaire général a entamé sa visite dans la province de Zinder, l'une des plus gravement touchées par la crise, située dans le sud du pays, où il a été accueilli par le président nigérian Tandja Mamadou, a indiqué aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, lors d'un point avec la presse au siège de l'ONU à New York.

Kofi et Nane Annan, sa femme, ont visité l'hôpital de Zinder et une clinique tenue par Médecins sans frontières (MSF), a précisé le porte-parole.

Le Secrétaire général s'est ensuite rendu dans le village de Madera où il a fait savoir qu'il avait voulu voir de ses propres yeux l'étendue de la crise alimentaire au Niger et comment les Nations Unies pourraient travailler en coopération avec le gouvernement pour améliorer la situation maintenant et à plus long terme.

Il s'est ensuite rendu à Niamey, la capitale du pays, où il rencontrera plus tard dans la journée des équipes de l'ONU.

« Le Secrétaire général s'efforcera de faire prendre conscience à la communauté internationale qu'elle doit répondre à l'appel de fonds qui a été lancé », avait indiqué hier son porte-parole(voir notre dépêche du 22 août 2005).

Le 5 août dernier, les Nations Unies ont réévalué à 81 millions de dollars les fonds nécessaires pour faire face à la crise alimentaire qui sévit au Niger (voir notre dépêche du 5 août dernier).

Le 19 mai dernier, les Nations Unies avaient lancé un appel de fonds d'un montant d'un montant de 16 millions de dollars pour venir en aide à 3,6 millions de personnes touchées par la crise (voir notre dépêche du 19 mai).

La réponse tardive des donateurs aux appels des Nations Unies pour remédier à la crise a eu pour conséquence d'aggraver la crise, entraînant une spectaculaire augmentation des coûts, avait estimé James Morris, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) le 3 août dernier.

Désertification accélérée, sécheresse prolongée et invasions répétées de criquets pèlerins ont entraîné des mauvaises récoltes et provoqué cette crise alimentaire.

 

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