HCR : nouvelle vague de réfugiés centrafricains au Tchad

22 août 2005

Quelque 4 000 Centrafricains fuyant les attaques de groupes armés dans le nord-ouest de la République centrafricaine ont traversé, la semaine dernière, la frontière pour se réfugier au sud du Tchad, alerte l'agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Une mission commune d'évaluation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du Programme alimentaire mondial (PAM) s'est rendue jeudi dernier dans les villages frontaliers de Bekoninda, Bala, Beyoko et Kaba, situés à 40 kilomètres au sud de Goré, la principale ville au sud du Tchad, pour rencontrer les réfugiés, indique un communiqué publié vendredi dernier.

Les réfugiés ont indiqué au HCR avoir fui les attaques de groupes armés non identifiés dans les villages centrafricains de la région de Paoua - Badatongo, Bebigui, Bedaya2, Bedogo, Yene et Paoua - les 7 et 9 août dernier.

« Les nouveaux arrivants n'ont pas de latrines à leur disposition. Ils vont dans la brousse, près de la rivière où les communautés locales et les réfugiés vont collecter de l'eau pour boire ou pour leur utilisation journalière. Avec les pluies et les inondations, nous craignons un fort risque de maladies », a déclaré George Menze qui dirige le bureau du HCR à Goré.

Amboko, le camp de réfugiés le plus proche de la frontière, accueille déjà 20 000 réfugiés.

Les arrivées récentes constituent la troisième et plus importante vague de réfugiés centrafricains dans le sud du Tchad.

En juin et juillet 2005, quelque 10 000 réfugiés centrafricains ont traversé la frontière à la suite des conflits entre les forces gouvernementales et des groupes armés non identifiés dans leur pays. En 2003, environ 30 000 réfugiés avaient fui vers le Tchad après un coup d'Etat militaire en République centrafricaine.

Plus de 45 000 réfugiés centrafricains se trouvent maintenant dans le sud du Tchad. La plupart d'entre eux a été accueillie dans les camps de réfugiés d'Amboko et de Yaroungou.

 

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