OMS: entrée en vigueur du Traité de prévention des maladies liées à l'eau en Europe

5 août 2005

Un Traité de prévention des maladies liées l'eau en Europe est entré en vigueur hier après avoir été ratifié par le nombre minimum requis de seize Etats. Il permettra d'améliorer la santé des populations en contribuant à la prévention, au contrôle et à la réduction des maladies liées aux ressources hydriques.

« Il s'agit d'un jalon important pour la santé publique », affirme le docteur Marc Danzon, Directeur régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Europe. « Ce protocole est le premier accord international juridiquement contraignant dans la lutte contre les maladies d'origine hydrique ».

Selon lui, le protocole devrait aider les pays signataires à atteindre deux objectifs du Millénaire pour le développement : l'amélioration de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement, ainsi que la réduction de la mortalité infantile.

Le protocole appelle les pays signataires à renforcer leur système de santé, à améliorer la planification et la gestion des ressources hydriques, à améliorer la qualité de l'approvisionnement en eau et des services d'assainissement, à s'attaquer aux futurs risques pour la santé et à assurer la sécurité des eaux de loisirs.

Le protocole sur l'Eau et la Santé, relatif à la Convention de 1992 sur la protection et l'utilisation des cours d'eau transfrontières et des lacs internationaux, couvre les questions liées à l'approvisionnement en eau potable et à leur assainissement adéquat, ainsi que celles liées à la protection des ressources en eau à l'échelle des bassins, comme le rappelle un (communiqué de l'OMS publié avant-hier à Copenhague et à Rome.

Les pays ayant ratifié le Protocole sont l'Albanie, l'Azerbaïdjan, la Belgique, la République tchèque, l'Estonie, la Finlande, la France, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Norvège, la Roumanie, la Fédération de Russie, la Slovaquie et l'Ukraine.

Le Directeur du Programme spécial sur la santé et l'environnement au bureau régional de l'OMS pour l'Europe, Roberto Bertollini, a encouragé les pays qui ne l'avaient pas encore fait à ratifier le protocole.

Un protocole avait déjà été signé en 1999 par 36 pays. Les progrès accomplis depuis ce premier protocole incluent l'établissement d'un cadre pour les objectifs spécifiques des pays, une collecte harmonisée des données et des rapports, et la surveillance des maladies liées à l'eau telles que le choléra, la dysenterie bacillaire, la fièvre typhoïde et l'hépatite virale A.

Les enfants sont les plus touchés par les maladies infectieuses causées par l'eau, les pays d'Europe centrale et orientale, ainsi que d'Asie centrale, étant les plus concernés.

Les ressources en eau sont souvent transfrontalières en Europe, certains pays étant tributaires de leurs voisins pour 50 à 90 % de leur eau. La coopération internationale est donc cruciale en vue d'assurer une utilisation durable des ressources.

L'absence d'eau potable et un assainissement déficient menacent la santé de millions de personnes en Europe. Si la majorité des 877 millions d'Européens trouvent normal d'utiliser l'eau potable, près de 140 millions (16 %) n'ont pas l'eau courante chez eux, 85 millions (10 %) ne disposent pas d'un assainissement amélioré et plus de 41 millions (5 %) n'ont pas accès à l'eau potable.

Lire le Protocole sur l'Eau et la santé (en anglais) et voir le site du Bureau régional de l'OMS pour l'Europe.

 

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