Nous travaillerons avec John Bolton comme avec les 190 autres ambassadeurs, affirme Kofi Annan

1 août 2005
John R. Bolton (archives)

Réagissant aujourd'hui à la nomination par le Président Bush de John Bolton au poste d'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, le Secrétaire général a indiqué qu'il travaillerait «avec lui comme avec les autres 190 ambassadeurs», et estimé qu'il pouvait jouer un rôle dans la réforme de l'ONU s'il venait animé d'un esprit d'ouverture.

Réagissant aujourd'hui à la nomination par le Président Bush de John Bolton au poste d'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, le Secrétaire général a indiqué qu'il travaillerait «avec lui comme avec les autres 190 ambassadeurs», et estimé qu'il pouvait jouer un rôle dans la réforme de l'ONU s'il venait dans un esprit d'ouverture.

« J'ai appris aujourd'hui que George Bush avait nommé John Bolton au poste d'ambassadeur à l'ONU ». « Nous travaillerons avec lui comme nous travaillons avec les autres 190 ambassadeurs », a déclaré aujourd'hui Kofi Annan lors d'un point avec la presse.

image• Retransmission du point-presse de Kofi Annan[11mins]

Interrogé sur la légitimité du nouvel ambassadeur au regard de la procédure adoptée par le Président Bush, qui n'a pas obtenu la confirmation du sénat américain, le Secrétaire général a indiqué « De notre point de vue, c'est la prérogative du Président et nous accueillerons le nouvel ambassadeur à l'heure où nous entreprenons d'importants travaux de réforme à l'ONU ».

Répondant au point de savoir si John Bolton arrivait à l'ONU « en mauvais état », le Secrétaire général a rappelé qu'il n'était pas « membre du sénat américain ».

Interrogé sur le risque que John Bolton n'essaie de « faire pression », Kofi Annan a souligné que s'il venait dans un esprit de coopération, afin de trouver un terrain d'entente, cela pourrait fonctionner. « Il faut que les autres représentants puissent se laisser convaincre », a-t-il ajouté.

« Je connais l'ambassadeur Bolton. Il est très brillant et très capable », a-t-il indiqué, soulignant qu'il avait assisté James Baker, son Conseiller spécial sur le Sahara occidental.

« Quant aux relations entre l'ONU et les Etats-Unis, j'ai toujours dit que les Etats-Unis avaient besoin de l'ONU et vice-versa » a indiqué le Secrétaire général.

Plus tôt ce matin, le Représentant permanent du Brésil, Ronaldo Mota Sardenberg, membre du Conseil de sécurité, avait indiqué pour sa part qu'il espérait que la tradition au Conseil de sécurité, qui est de travailler en bonne entente, serait respectée et qu'il s'attendait à ce que ce soit le cas.

« Les Etats-Unis et le Brésil ont aussi une tradition de bonne entente » a-t-il ajouté.

John Bolton a soulevé une controverse lors des débats relatifs à sa nomination au sénat américain pour ses prises de position très critiques à l'égard des Nations Unies, pour son tempérament et pour ses méthodes de travail.

 

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