Somalie : le Conseil de sécurité prévient contre toute tentative de faire dérailler la réconciliation

14 juillet 2005

Tout membre des institutions fédérales de transition qui continuera dans la voie de la confrontation devra « répondre de ses actes », a prévenu aujourd'hui le Conseil de sécurité, par la voix de son Président, lors d'une séance consacrée à la situation en Somalie.

« Le Conseil de sécurité réaffirme aujourd'hui son attachement à un règlement global et durable de la situation en Somalie et son respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale, de l'indépendance politique et de l'unité de la Somalie, conformément aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies », a déclaré aujourd'hui, lors d'une séance du Conseil consacrée à la situation en Somalie, son Président pour le mois de juillet, Adamantios Vassilakis de la Grèce.

Saluant « l'actuelle réinstallation en Somalie des institutions fédérales de transition », le Conseil a engagé les dirigeants à « continuer d'oeuvrer à la réconciliation » au sein des institutions fédérales de transition, conformément à la Charte fédérale de transition de la République somalienne, adoptée en février 2004, et exprimé sa préoccupation « devant les dissensions et les tensions croissantes récemment observées entre les dirigeants somaliens »

« Tout membre des institutions fédérales de transition ou toute autre partie qui persistera à suivre la voie de la confrontation et du conflit, y compris de l'action militaire, devra répondre de ses actes ».

Dans sa déclaration, le Conseil « engage instamment les institutions fédérales de transition à arrêter sans retard un plan national de sécurité et de stabilisation, qui comportera un accord de cessez-le-feu global et vérifiable devant aboutir à un désarmement final », et se félicite de la volonté de l'Organisation des Nations Unies d'offrir des conseils à cet égard.

Il salue aussi l'Union africaine et de l'Autorité intergouvernementale pour le développement en faveur de l'appui à la réinstallation en Somalie des institutions fédérales de transition.

Hors le cas particulier d'une dérogation à l'embargo sollicitée par l'Union africaine, le Conseil rappelle en outre à toutes les parties en Somalie, y compris aux membres des institutions fédérales de transition, ainsi qu'à tous les États Membres, l'obligation qui leur incombe de respecter et de faire respecter l'embargo sur les armes qu'il a décrété dans sa résolution 733 (1992).

« Le non-respect persistant de cette mesure fragilise les efforts de ceux qui couvrent à l'instauration de la paix en Somalie. Aucun progrès concret et durable n'est possible en Somalie tant que les armes et les munitions sont librement échangées de part et d'autre des frontières du pays », a déclaré le Président du Conseil de sécurité.

Par ailleurs, le Conseil a souligné l'importance de l'amélioration de la situation, « composante essentielle de l'appui au processus de paix et de réconciliation, condamnant le récent acte de piraterie qui a conduit le Programme alimentaire mondial (PAM) à suspendre ses expéditions vers la Somalie (voir notre dépêche du 5 juillet 2005).

Le Conseil a enfin, à la suite du Secrétaire général, « condamné avec la plus grande énergie le meurtre abominable, le 11 juillet à Mogadishu, du militant de la paix Abdulkadir Yahya Ali. Il demande l'ouverture immédiate d'une enquête et exige que les responsables répondent pleinement de leur acte » (voir notre dépêche du 11 juillet 2005).

 

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